La publicité participe à la banalisation des paris sportifs auprès des jeunes, alors qu’un quart des adolescents de 17 ans déclarent déjà parier en ligne malgré l’interdiction légale, selon une étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) parue mardi.
L’étude met en lumière l’omniprésence de la publicité pour les paris, que ce soit en ligne ou dans l’espace public. Une partie des jeunes interrogés exprime un sentiment de « forte pression publicitaire » face à ces publicités diffusées partout et parfois identifiées à proximité des établissements scolaires. Une exposition constante favorisée, selon l’étude, par la « diversification » des canaux médiatiques consommés par les adolescents (télévision, réseaux sociaux, ordinateurs...).
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L’OFDT met également en lumière le danger de la publicité personnalisée et algorithmique dans la promotion des paris en ligne, qui pousse certains passionnés, surtout de sport, à passer le cap. Une publicité ciblée et incitative qui, selon l’étude, à travers plusieurs leviers comme des offres de bienvenue agressives, crée « l’illusion d’une pratique sans danger », « facilitant l’entrée dans un cercle vicieux » et, in fine, la banalisation du pari en ligne.
Depuis novembre 2020, toute publicité pour des jeux d’argent et de hasard doit pourtant être assortie d’un message de mise en garde contre les risques liés à la pratique du jeu. Un encart agressif, jaune vif, qui, selon les personnes interrogées, n’a pas de réel effet dissuasif sur les pratiques. La faute au « caractère répétitif du texte » et à son « format routinier », qui poussent à ne « plus y prêter attention » et à les considérer comme un « moyen pour les opérateurs de jeux et les plateformes numériques de se dédouaner de toute responsabilité dans les comportements de jeu excessif ».
Cette étude est le nouveau volet du projet « Paris sportifs problématiques chez les jeunes : trajectoires, incitations, motivations », mené par l’Observatoire. Début octobre, l’OFDT avait, dans ce cadre, déjà alerté sur une augmentation de 7,6 % du nombre de personnes ayant misé de l’argent sur des jeux en ligne en 2025 par rapport à l’année 2024.
© Agence France Presse
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