Un projet structurant pour la filière laitière congolaise. Le 3 mai dernier, le gouvernement de la République du Congo a signé un mémorandum d’entente avec le groupe industriel turc STK Makina, en vue de l’implantation d’une usine de production de lait à Pointe-Noire. « La République du Congo franchit une nouvelle étape dans sa politique de diversification économique avec la signature d’un mémorandum d’entente avec le groupe industriel turc STK MAKINA pour son installation dans le pays […] Un projet s’inscrivant pleinement dans la dynamique du Plan national de développement 2022-2026, qui mise sur l’attraction des investissements directs étrangers (IDE) », a déclaré Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, ministre congolais du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé.
STK Makina a présenté un projet d’un coût compris entre 8 et 10 millions de dollars USD (environ 4,6 et 5,7 milliards FCFA) et dont les travaux devront débuter dans 18 mois. Il s’agira dans l’ensemble de construire une usine de transformation de lait en poudre importé et de lait liquide issu du cheptel bovin local. A terme, cette unité d’une capacité de 6 000 litres par jour devra permettre de répondre à la demande nationale et de faire du Congo, un pays exportateur de lait transformé sur le continent.
Le groupe turc est présent dans une dizaine de pays en Afrique, parmi lesquels le Cameroun. Dans ce pays de la CEMAC, il revendique des investissements de près de 16,2 millions de dollars US pour la construction, en 2021, d’une usine de lait d’une capacité de près de 4 000 litres par jour. La construction d’une usine STK Makina au Congo va de fait permettre d’étendre l’empreinte de l’entreprise en Afrique centrale.
À noter qu’à date, le Congo ne compte que deux industries de transformation de lait d’une capacité annuelle globale de 2 052 tonnes, contre une demande nationale de près de 25 milles de tonnes (202, INS-Congo). L’installation d’une nouvelle usine permettrait à la République du Congo de réduire la dépendance aux importations, quand on sait que le pays importe une part importante de ses produits alimentaires, avec des dépenses annuelles estimées à environ 800 milliards de francs CFA (environ 1,2 milliard d’euros).
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