Le Congo envisage de se raccorder à un nouveau câble sous-marin afin de faire face aux défaillances du câble WACS (West Africa Cable System), à l’origine de graves perturbations de l’accès à Internet dans le pays. L’annonce a été faite le 14 janvier par Benjamin Mouandza, directeur des réseaux et services des communications électroniques à l’Autorité de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE).
Selon ce responsable, les travaux de connexion à ce nouveau câble ont officiellement démarré et, si le calendrier est respecté, la mise en service pourrait intervenir d’ici trois semaines. « Nous promettons des progrès significatifs dans les deux semaines à venir », a-t-il déclaré, précisant que ce nouvel équipement permettra aux opérateurs de bénéficier d’une meilleure qualité de connectivité Internet.
Lire aussi : Centrafrique : Starlink signe un accord pour déployer l’internet par satellite
Par ailleurs, Benjamin Mouandza a exprimé l’espoir que le câble Dow Africa, dont la construction a accusé du retard, viendra également renforcer la résilience du réseau national une fois opérationnel. Ces assurances visent notamment à répondre aux préoccupations du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, qui a récemment déploré la dégradation persistante de la qualité du réseau.
« Depuis plusieurs semaines, les Congolais subissent des interruptions répétées et une lenteur exaspérante de leur connexion Internet, conséquences directes des défaillances du câble sous-marin WACS, l’une des artères vitales de la fibre optique qui alimente l’Afrique en connectivité », a indiqué le ministre. Le câble West Africa Cable System (WACS) constitue une infrastructure stratégique pour la République du Congo, qu’il relie au réseau Internet international via une station d’atterrissage située à Pointe-Noire.
Longtemps unique point d’accès sous-marin du pays, il a connu début janvier 2026 une nouvelle panne majeure, potentiellement causée par un incident externe, entraînant d’importantes perturbations du service.
Dans l’intervalle, des mécanismes de solidarité entre opérateurs ont été mis en place pour maintenir un niveau minimal de service, en attendant la réparation complète du WACS et l’optimisation du câble 2Africa, autre infrastructure régionale en cours de montée en charge. Pour les autorités congolaises, la diversification des points d’accès internationaux constitue désormais une priorité. En 2025, sur une population estimée à près de 6 millions d’habitants, plus de 3,5 millions de Congolais utilisaient quotidiennement Internet, selon les chiffres officiels. Cette dépendance croissante au numérique explique l’ampleur de l’impact économique et social des perturbations actuelles.
Lire aussi: Télécommunications : le Tchad annonce l’arrivée de Starlink et Salam pour concurrencer Airtel et Moov
Le ministre Léon Juste Ibombo a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire du numérique un pilier du développement national, appelant les opérateurs à garantir, « coûte que coûte », une connectivité stable et performante. Les prochaines semaines seront déterminantes pour juger de l’efficacité des solutions annoncées.

