Resté en suspens pendant quatre ans, le projet de réhabilitation de la ligne ferroviaire Mayoko–Pointe-Noire (182 km) au Congo connaît enfin une relance marquée par de nouvelles ambitions. Le ministère congolais des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande a annoncé la signature d’une convention entre la société publique Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) et le groupe turc Ulsan Mining. « Nous sommes honorés de contribuer activement à la vision d’industrialisation du Congo […] Ce projet apportera des bénéfices durables et significatifs pour la population comme pour l’économie nationale », a déclaré Vakkas Karaoğlu, membre du conseil d’administration d’Ulsan Holding.
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Selon les informations communiquées, l’accord signé tiendra sur une durée de 5 ans pour un investissement de 737 millions d’euros, environ 1 325 milliards FCFA à mobiliser par les deux parties (la répartition n’a pas encore été précisée). Les fonds ciblent la réhabilitation et la modernisation du réseau ferroviaire reliant Mayoko à Pointe-Noire, mais également l’acquisition de matériel roulant, incluant une vingtaine de locomotives et plus de trois cents wagons. L’objectif étant de renforcer l’intégration logistique de cette partie du pays, mais également l’acheminement du minerai de fer extrait du gisement de Mayoko-Moussondji, situé dans le département du Niari, vers la zone économique spéciale de Pointe-Noire.
Thelo DB sur le banc de touche
Jusqu’ici confié à la coentreprise Thelo DB, un partenariat entre la société sud-africaine Thelo Ventures et Deutsche Bahn Engineering & Consulting, le projet piétinait depuis la signature, en 2021, d’un accord y référent avec Sapro Mayoko S.A (l’exploitant principal du gisement de Mayoko). Initialement, il était attendu de l’entreprise de mobiliser un peu plus de 600 milliards FCFA pour lancer les travaux et la période terminale de réalisation était prévue pour mi 2026. Cependant, rendue à date, aucune annonce majeure d’avancement n’a été communiquée publiquement mettant en péril la desserte ferroviaire entre Mayoko et Pointe‑Noire et l’optimisation d’une ressource estimée à près de 12 millions de tonnes de minerais de fer par an.
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À noter que Ulsan Mining, qui a obtenu une licence d’exploitation pour le gisement de fer de Mayoko en fin 2024, prévoit un investissement 2 milliards de dollars US pour l’implantation d’une fonderie à Pointe-Noire. « Cette usine permettra la transformation locale du minerai, générant une valeur ajoutée significative consolidant l’économie congolaise et réduisant les exportations de matières premières non transformées », indique le responsable. En 2023, les importations de fer et d’acier étaient estimées à 429,84 millions USD selon les données Comtrade de l’ONU, représentant environ 3% du PIB de la République du Congo en cette période.

