La Centrafrique a nommé le Nigérien Hamadine Bako premier directeur général du Fonds de garantie de Centrafrique (FGC), lors de la première Assemblée générale constitutive de l’institution tenue mardi à Bangui, sous la présidence du ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba.
Créé en 2025 pour soutenir l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME), le FGC est doté d’un capital initial de 17,7 millions de dollars (environ 10 milliards de FCFA), dont 3 milliards de FCFA apportés par la Banque mondiale, selon les organisateurs. Le fonds doit servir de mécanisme de garantie afin de réduire le risque perçu par les banques et encourager le crédit à l’économie.
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À l’issue des travaux, Begon Sorongope, spécialiste en audit et conseil en investissement, a été élu président du conseil d’administration, avant de procéder à l’installation du directeur général. De nationalité nigérienne, Hamadine Bako qui devient le tout premier patron de cette structure est un féru de la finance, qui a dirigé Finca Haiti S.A, pionnier de la microfinance en Haïti rattaché au groupe Finca International et membre de l'Association nationale des institutions de microfinance en Haiti (ANIMH). Il a également officié comme directeur des opérations chez Finca Uganda LTD.
La réunion a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont Hyppolite Ngatté, ministre chargé des PME et de la Promotion du secteur privé, ainsi que des représentants du secteur économique et institutionnel. Le coordonnateur par intérim du projet I-COMPETE, Yannis Stéphane Koyangbanda, a également pris part aux échanges, illustrant l’appui technique du programme à la mise en place du fonds.
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Les participants ont par ailleurs adopté les statuts juridiques du FGC, mis en place son conseil d’administration, et désigné le cabinet BCF comme commissaire aux comptes, afin d’encadrer la gouvernance de l’institution et d’en renforcer la crédibilité auprès des partenaires financiers.
Les autorités attendent de ce fonds qu’il contribue à améliorer durablement l’accès au crédit des PME, dans un contexte où la Centrafrique cherche à diversifier son tissu économique et à soutenir la relance de l’activité formelle.
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