Malgré un environnement international marqué par les chocs climatiques, les tensions géopolitiques et la raréfaction des financements, la République centrafricaine affiche une reprise économique plus soutenue en 2025. Dans son discours sur l’état de la Nation en 2025, le 09 décembre, le président Faustin-Archange Touadéra a annoncé une croissance de 3%, contre 1,9% en 2024, signe d’une résilience confirmée de l’économie nationale. Selon le chef de l’État, cette performance repose d’abord sur des réformes structurelles majeures, notamment dans le secteur de l’énergie. En 10 ans, la capacité de production électrique du pays a été multipliée par près de quatre, passant de 37 à plus de 140 mégawatts, contribuant à réduire l’un des principaux freins à l’activité économique.
À cela s’ajoutent les efforts pour améliorer l’approvisionnement en carburant et la digitalisation progressive de l’administration fiscale et financière. La croissance en RCA est également tirée par la dynamique des secteurs productifs. Le secteur minier, en particulier l’or, enregistre une expansion remarquable avec des exportations multipliées par 10. L’agriculture également affiche des signaux positifs, avec une production vivrière en hausse de 2,5% et un rebond de plus de 7% du café. Dans le bois, la transformation locale progresse, rapprochant le pays des normes communautaires, tandis que l’industrie manufacturière et le BTP voient leurs chiffres d’affaires croître respectivement de près de 14% et de plus de 12%.
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Le secteur tertiaire confirme cette embellie. La hausse d’environ 14% des ventes dans le commerce traduit un regain de la demande intérieure. D’après le président de la République, le transport aérien, le fret et l’hôtellerie bénéficient dans le même temps d’un dynamisme nouveau, soutenu par l’amélioration des infrastructures et le développement du tourisme d’affaires. Cette trajectoire est appelée à se consolider avec la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2024-2028, baptisé « Ambition 28 ». Estimé à 12,8 milliards de dollars, ce programme a déjà suscité plus de 9 milliards de dollars d’intentions de financement lors de la table ronde des investisseurs tenue à Casablanca en septembre 2025.
Pour les autorités, cette croissance reste toutefois fragile. Elle devra être consolidée par la poursuite des réformes de gouvernance, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’exécution effective des projets structurants, afin de transformer la reprise actuelle en une croissance durable et inclusive.
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