La République centrafricaine continue de marquer de petits pas dans la modernisation de ses infrastructures de transport. Le 10 décembre, le président Faustin-Archange Touadéra a procédé, à Mongoumba dans la préfecture de la Lobaye, à la pose de la première pierre du futur port fluvial moderne de la localité. Ce chantier stratégique, financé à 100% par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), représente un investissement total de 168 milliards FCFA. L’ouvrage s’inscrit dans le Corridor de développement CD13, un ambitieux projet routier intégrateur et multimodal appelé à renforcer la connectivité entre la République centrafricaine, le Congo et le Tchad. Pour Bangui, il s’agit d’un levier essentiel pour rompre progressivement les contraintes liées à l’enclavement et diversifier les voies d’accès vers les marchés régionaux, notamment le Congo-Brazzaville et la RDC.
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Le marché a été attribué au groupement italien SELIP SPA/ROWAD, sous la supervision technique des cabinets SCET et LEGE Engineering. Selon la BAD, ce nouvel équipement permettra de densifier le trafic fluvial, d’abaisser les coûts logistiques et de réduire significativement les délais de transit. Autant de facteurs susceptibles d’améliorer la compétitivité du secteur privé et de soutenir l’émergence d’une économie plus résiliente. Lors de son intervention, le représentant pays sortant de la BAD, l’Ivoirien Mamady Souare, a salué « un tournant décisif pour l’économie centrafricaine », réaffirmant l’engagement de l’institution à accompagner le pays dans la transformation de ses potentialités, notamment hydrauliques et géographiques. Le président de la délégation spéciale de Mongoumba a, pour sa part, exprimé la gratitude des populations locales, soulignant que le port contribuera à dynamiser les activités économiques et à améliorer les conditions de vie.
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Faustin Archange Touadera a, pour sa part, insisté sur la dimension structurante du projet. « En posant cette pierre, je réaffirme ma volonté de bâtir une Centrafrique moderne, misant sur nos atouts pour nous hisser au rang des nations émergentes. » Il a également appelé les communautés locales à s’approprier le projet et demandé aux entreprises de privilégier la main-d’œuvre locale, afin que les retombées sociales soient immédiates.
Le port de Mongoumba figure parmi les infrastructures phares inscrites dans le Plan national de développement (PND 2024-2028), qui ambitionne d’améliorer durablement la mobilité, la sécurité logistique et l’intégration commerciale du pays. Pour Bangui, cet investissement marque non seulement un signal fort en matière de coopération avec la BAD, mais également une étape clé vers la modernisation du transport fluvial, un secteur appelé à jouer un rôle central dans l’ouverture économique de la RCA.












