Le secteur minier tchadien devrait connaître une évolution dans les prochains jours. En effet, le gouvernement envisage une révision du Code minier qui date de 2018. C’est dans cette lancée que le 22 mai 2025, le comité technique chargé de la révision du Code minier a eu une séance de travail sous la coordination de la Secrétaire d’Etat au pétrole, aux mines et à la géologie, Kadidja Hassan Abdoulaye. « Les travaux du comité s’inscrivent dans une démarche participative et visent à doter le Tchad d’un code minier plus attractif, transparent et inclusif, garantissant une meilleure valorisation des ressources minières au bénéfice de l’Etat des ressources investisseurs et des communautés locales », peut-on lire dans le compte-rendu du ministère du Pétroles, des mines et de la géologie.
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En révisant son code minier, le Tchad rejoindra le Cameroun dans la liste des pays ayant procédé à l’actualisation de ce texte. Ce qui à terme devrait contribuer à dynamiser ce secteur qui enregistre une activité à petite échelle réalisée par des mineurs artisanaux. Cela se reflète d’ailleurs sur l’économie du pays. Selon le rapport 2021 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), le secteur minier contribue à 0,8% des revenus globaux évalués à 470,4 milliards FCFA. Des revenus obtenus grâce à la production de l'or dans la province de Ennedi Batha, de N'Djamena et du Mayo-Kebi Ouest. De la production de ciment et clinker et d'autres substances minières que sont le gypse, le sable, le calcaire, la latérite entre autres. Cette même année, les exportations minières ont contribué à 1,1 milliard aux exportations globales évaluées à 1 673,3 milliards FCFA, soutenus en majorité par les exportations de pétrole. Des chiffres qui seraient plus significatif si l’exploitation était menée à grande échelle au vu du potentiel du sous-sol tchadien. A cet effet, la Banque mondiale dans son Rapport diagnostique du secteur minier, publié en août 2023, fait savoir que «pour le développement du secteur minier, les investisseurs à attirer seraient des compagnies minières ayant une capacité financière et technique suffisante pour développer une recherche minière utilisant des technologies modernes, notamment des compagnies juniors», peut-on lire.
Par ailleurs, relevons que les ressources actuellement répertoriées dans le sous-sol tchadien sont de divers ordre. La Banque mondiale dans son rapport ressort : la diatomite dans la Bassin du Lac Tchad (réserves estimées à plus de 2 milliards de tonnes), le kaolin dans le massif de Guera (plus de 500 000 tonnes), les cuirasses d’aluminium identifiés au Sud du Lac Tchad (plus de 7 millions de tonnes), le marbre dans le massif de Ouaddaï (plus de 60 millions de mètres cubes), les calcaires dans le massif de Mayo Kebbi (plus de 90 000 tonnes) et l’or estimé à plusieurs tonnes.
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Notons que les travaux du jour visaient selon le ministère du Pétrole à faire un état des lieux du cadre juridique actuel, d’identifier les limites du Code en vigueur, et de proposer des axes de réformes alignées sur les standards internationaux tout en prenant en compte les spécificités nationales.
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