Au Tchad, une délégation de N’Djamena a engagé des pourparlers avec la société nationale de recherche et d’exploitation minières d’Algérie (Groupe Sonarem) le 13 septembre. Selon un communiqué du groupe algérien, « il a été convenu de déterminer le cadre général de la coopération », notamment « la préparation de cartes géologiques et astronomiques actualisées » et le « lancement de la feuille de route Algérienne - Tchadia » comprenant « des programmes de formation, des visites sur le terrain des mines algériennes, et transfert de l'expérience algérienne au Tchad ». La rencontre, tenue au siège du Complexe Sonarem sous la présidence de son DG, Belqasem Sultani, a vu la participation de hauts responsables tchadiens, dont M. Taher Saleh (assistant directeur général pour les douanes) et M. Ibrahim Youssef (président - directeur général de Sahara Airlines).
Concrètement, les entretiens ont porté sur les modalités de coopération technique et institutionnelle pour renforcer la capacité tchadienne en recherche géologique, cartographie et exploitation minière. Le communiqué indique un accent sur le partage « d’expériences scientifiques et techniques » via l'Office national de recherche géologique et minière (ORGM) d’Alger, l’élaboration d’études de performance pour évaluer la valeur économique des ressources et la mise en place de programmes de formation. Côté algérien, Sonarem a présenté son expérience multisectorielle — exploitation de plus de 80 minerais (or, phosphates, zinc, plomb, fer, marbre…) et capacités en transformation industrielle — comme base d’un transfert de compétences adapté au contexte tchadien.
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Pour l’État tchadien, un partenariat de ce type pourrait accélérer la structuration d’un secteur minier aujourd’hui majoritairement artisanal, améliorer la cartographie des gisements et attirer des investissements susceptibles d’élargir l’assiette fiscale. N’Djamena multiplie ainsi les démarches de coopération régionale — après l’accord-cadre signé le 17 juillet 2025 à Ouagadougou avec le Burkina Faso — pour s’appuyer sur des expériences voisines en gouvernance minière et digitalisation du cadastre.
Rappelons que ces démarches s’accélèrent dans un contexte où le projet national Tchad Connexion 2030, plan national de développement du Tchad couvrant la période 2024-2030, vise à mobiliser environ 30 milliards USD, soit près de 18 000 milliards FCFA, pour financer 268 projets et à porter la part du secteur minier (hors pétrole) à au moins 5 % du PIB d’ici 2030.
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