Le Tchad et le Burkina Faso ont signé, le 17 juillet 2025 à Ouagadougou, un accord-cadre de coopération minière. Ce partenariat vise à tirer profit de l’expérience burkinabè en matière de gouvernance du secteur minier, de fiscalité extractive et de formalisation de l’orpaillage. La signature est intervenue au terme d’une mission officielle conduite par Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye, ministre tchadienne du Pétrole, des Mines et de la Géologie.
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« Cet accord permettra au Tchad de capitaliser sur l’expertise burkinabè pour impulser une croissance minière durable et mieux encadrée », a déclaré le membre du gouvernement. Concrètement, l’accord porte sur 14 axes stratégiques : harmonisation des politiques minières, renforcement des capacités, échange de données géologiques, mais aussi numérisation du cadastre minier, traçabilité de l’or artisanal et promotion conjointe des investissements. Pour le ministre burkinabè des Mines, Yacouba Zabré Gouba, cet accord va permettre au pays « de se tourner vers la dématérialisation du secteur afin d’avoir sur une même plateforme proposant différents services. A cela s’ajoute le rôle clé de la transparence, de la fiscalité adaptée et de l’approche technologique pour faire du secteur minier un véritable moteur de développement ».
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Alors que le sous-sol tchadien reste largement sous-exploité, le pays cherche à structurer un secteur aujourd’hui dominé par l’activité artisanale. Le gouvernement espère poser les bases d’une filière encadrée, productive et fiscalement contributive, à l’image du Burkina Faso. La comparaison entre les deux pays est frappante. Le Burkina Faso qui est l'un des plus gros producteurs africains d'or a livré 57 tonnes de métal précieux en 2023, représentant 14 % du PIB et 80 % des exportations, selon les données officielles. Au Tchad, le secteur minier est encore en phase d’exploration, pesant à peine 2 % du PIB, malgré un potentiel reconnu en or, uranium, fer et étain.

