La start-up nigériane Metro Africa Xpress (MAX), spécialisée dans la mobilité électrique, a levé 24 millions de dollars(environ 13,4 milliards FCFA) le 16 janvier, combinant fonds propres et dette, afin d’accélérer le déploiement de solutions de transport électrique en Afrique de l’Ouest et centrale. Cette levée de fonds, réalisée à l’issue d’un tour de table, a réuni au capital Equitane DMC, Novastar et Endeavor Catalyst, ainsi qu’un financement par dette adossée à des actifs, mobilisé notamment auprès du Entrepreneur Growth Equity Fund (EEGF) et d’autres partenaires financiers.
Selon l’entreprise, ces ressources serviront à étendre sa flotte de véhicules électriques et à densifier son infrastructure d’échange de batteries, déjà opérationnelle dans trois pays — le Nigeria, le Ghana et le Cameroun. Elles permettront également de soutenir l’ambition de la start-up d’atteindre 250 000 conducteurs d’ici 2027 et de dépasser 150 millions de dollars de revenus annuels. Pour Adetayo Bamiduro, cofondateur et président de MAX, cette levée marque une étape stratégique. « Ce capital nous permettra d’accélérer notre expansion, de renforcer notre infrastructure d’énergie propre et de bâtir une véritable plateforme panafricaine de mobilité, capable d’élargir l’accès, de réduire les coûts et de générer un impact durable », a-t-il déclaré.
Fondée en 2015 par Adetayo Bamiduro et Chinedu Azodoh, l’entreprise a opéré plusieurs reconversions passant de transport à la demande, au financement automobile et plus récemment, à l’assemblage de véhicules électriques. La stratégie principale de Metro Africa Xpress consiste à réduire sa dépendance aux importations coûteuses en développant la production locale. L’entreprise a commencé à commercialiser les véhicules électriques en 2020 et collabore avec des constructeurs tels que Yamaha, Hero et Spiro afin de proposer des véhicules adaptés aux routes africaines.
MAX est aujourd’hui présente dans 12 villes réparties dans trois pays et compte plus de 15 000 chauffeurs actifs, sur un vivier d’environ 200 000 conducteurs potentiels. La start-up cible à terme un marché estimé à 20 millions d’entrepreneurs de la mobilité en Afrique, représentant près de 200 milliards de dollars.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de montée en puissance de la mobilité électrique sur le continent. Selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le marché mondial des véhicules électriques pourrait atteindre 46 000 milliards de dollars d’ici 2050. En s’appuyant sur la technologie, les énergies renouvelables et des mécanismes de financement innovants, MAX démontre que la mobilité électrique en Afrique est désormais une réalité économique viable, et non plus un simple projet d’avenir.
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