En Guinée équatoriale, un accord de services techniques a été signé lundi 1er septembre au Palais du Peuple de Malabo entre le ministre des Hydrocarbures et du Développement minier, Antonio Oburu Ondo, et Robert Wilson, représentant de la société canadienne International Expert Geophysics. L’accord vise à déployer une expertise moderne dans l’exploration minière du pays en identifiant les ressources du sous-sol – or, cobalt, nickel, manganèse, etc. – afin de les cartographier par zone géographique. « Notre technologie MobileMT permettra de fournir des données fiables et de qualité pour soutenir le développement durable des ressources minières de la Guinée équatoriale », a déclaré l’entreprise à l’issue de la cérémonie.
D’après la firme canadienne, ce programme s’appuiera sur le déploiement de levés géophysiques aéroportées de dernière génération, capables de cartographier à la fois les couches proches de la surface et les profondeurs du sous-sol. Le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, qui a présidé la cérémonie, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification économique. Elle intervient alors que Malabo prépare le lancement, fin septembre au Cap (Afrique du Sud), d’un nouveau cycle d’octroi de licences pétrolières et minières (EG Ronda 2026). Elle survient sept mois après l’attribution d’un marché de 60 millions de dollars (près de 37 milliards Fcfa) à la société britannique Searcher Seismic pour des études sismiques offshore visant à stimuler le secteur extractif du pays.
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Pour l’État, cette actualisation de la cartographie géologique est stratégique : elle doit renforcer la base d’informations techniques disponibles, attirer de nouveaux investisseurs et stimuler le développement d’un secteur minier encore embryonnaire. En Guinée équatoriale, le secteur extractif représente plus de 60 % du PIB, mais les mines ne contribuent encore qu’à moins de 1 %. La relance des activités d’exploration doit permettre de diversifier les recettes, de créer de l’emploi et d’accroître les revenus non pétroliers.
La Guinée équatoriale, qui cherche à réduire sa dépendance aux hydrocarbures, a multiplié les mesures incitatives : révision du régime fiscal et du code du travail, simplification des procédures administratives et mise en place de régimes contractuels compétitifs pour les compagnies étrangères. Avec cette nouvelle campagne de levés géophysiques après celle de 2012 et un cadre réglementaire jugé plus attractif, Malabo espère accélérer l’exploration minière et se repositionner comme un pôle d’investissement du secteur extractif en Afrique centrale.
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