Le gouvernement tchadien a lancé un vaste programme visant à attribuer 37 blocs miniers d’ici fin 2026 à des opérateurs privés. Cette initiative, inscrite dans le plan « Tchad Connexion 2030 », ambitionne de transformer un secteur qui ne représente encore que 1% du PIB, mais que les autorités veulent porter à 5% d’ici 2030.
Selon le calendrier officiel, 10 blocs seront concédés dès 2025 et 27 autres en 2026, couvrant l’exploration et l’exploitation d’une large gamme de ressources naturelles : or, fer, diamant, bauxite et autres minerais stratégiques. D’après les autorités, l’objectif est de structurer l’exploitation et la commercialisation en ouvrant davantage le secteur aux opérateurs privés, nationaux comme internationaux.
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Bien qu’aucune information n’ait été divulguée sur la localisation exacte de ces blocs, l’exécutif entend, à travers ce programme, attirer des capitaux étrangers, moderniser le cadre réglementaire et stimuler l’industrialisation locale. Une priorité sera donnée au raffinage de l’or et à l’organisation de l’orpaillage artisanal, selon les autorités, afin d’intégrer cette activité dans l’économie formelle et stimuler l’emploi local. Le projet inclut également la privatisation de la Sonacim, la société nationale de cimenterie, afin d’améliorer sa gouvernance et d’accroître sa capacité de production.
Longtemps centré sur le pétrole, dont l’exploitation a démarré en 2003 avec la mise en service de l’oléoduc Tchad-Cameroun, le pays veut désormais diversifier ses revenus extractifs. Avec un potentiel aurifère et minier encore largement inexploité, N’Djamena espère renforcer sa résilience économique face à la volatilité des cours du brut. Le pays de Mahamat Deby Itno veut faire la promotion de ce secteur minier peu après avoir renforcer sa coopération minière avec le Burkina Faso à travers un nouvel accord. Celui-ci couvre 14 domaines stratégiques, dont l’échange d’expertises techniques et scientifiques, l’harmonisation des politiques et réglementations minières, la formation et le transfert de technologies, la sécurité des sites, la gestion environnementale et la promotion conjointe des investissements miniers.
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