Panoro Energy, société pétrolière norvégienne, a publié le 6 novembre son rapport de mise à jour des activités pour les neuf premiers mois de 2025. Selon le document, l’entreprise cotée à Oslo a levé et vendu 863 402 barils de pétrole au troisième trimestre, soit plus du double du volume enregistré à la même période en 2024 (397 652 barils). Cet « effet de volume » a permis de générer un chiffre d’affaires trimestriel de 60 millions USD (environ 37 milliards FCFA), malgré un recul de 13,4 % du prix réalisé du baril, passé de 80,21 USD à 69,47 USD. Le chiffre d’affaires affiche ainsi une hausse de 88 %, soit +28,1 millions USD (environ 17,3 milliards FCFA), par rapport aux 31,9 millions USD (19,8 milliards FCFA) réalisés un an plus tôt. « Notre bloc phare de Dussafu, au large du Gabon, continue de bien performer », a commenté Julien Balkany, président exécutif de Panoro, en soulignant des « perspectives prometteuses » pour les prochaines années.
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Concrètement, l’entreprise indique avoir compensé la faiblesse des cours du brut par une gestion optimisée de ses levées, concentrée sur ses actifs gabonais. Les opérations sur le bloc Dussafu Marin, où Panoro détient 17,5 % aux côtés de BW Energy et de la Gabon Oil Company (GOC), ont assuré la plus grande part des ventes. La production moyenne y a atteint 5 971 barils par jour sur les neuf premiers mois de 2025, en hausse de 1 173 b/j, soit +24 % par rapport aux 4 798 b/j enregistrés un an plus tôt. Et ce, « malgré trois semaines de maintenance programmée ayant limité la disponibilité de la production à 80 % », précise le rapport.
Une performance tirée par la zone CEMAC
Dans le détail, le Gabon a représenté plus de la moitié des volumes levés et demeure le principal moteur de Panoro, contribuant avec la Guinée équatoriale à plus de 90 % de la production totale du groupe, estimée à 8 811 b/j sur le trimestre. En Guinée équatoriale, la production du bloc G (14,25 %), évaluée à 2 525 b/j au cours de cette période, en baisse de 743 barils par rapport aux 3 268 b/j l’an dernier, « a subi des arrêts imprévus, mais les volumes différés sont en cours de rétablissement », selon Panoro. En Tunisie, la production est restée stable autour de 1 526 b/j. Le Gabon et la Guinée équatoriale, seuls pays CEMAC du portefeuille, demeurent ainsi les piliers de Panoro dans un contexte de prix plus faibles.
Rappelons que le bloc offshore Dussafu produit un peu plus de 40 000 barils par jour. En 2026, Panoro mise sur la mise en œuvre de la phase 2 du développement MaBoMo (quatre puits prévus) et sur la décision finale d’investissement pour la découverte Bourdon, de nature à consolider la position du Gabon comme pivot stratégique de la croissance du groupe en Afrique centrale.
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