La compagnie pétrolière britannique Panoro Energy, active dans quatre pays africains dont le Gabon et la Guinée équatoriale en zone Cemac, vient de nommer Eric d’Argentré, un ancien cadre du pétrolier français Perenco, au poste de directeur de l’exploitation et président. Selon un communiqué de l’entreprise, ce dirigeant doté de trois décennies d’expérience dans les opérations, le forage, le développement de champs et la HSE, rejoint Panoro pour piloter ses opérations. « Eric apporte une expérience opérationnelle considérable et un savoir-faire de première main dans tous les aspects du développement, de la production et de la gestion d’actifs pétroliers et gaziers en amont dans des juridictions difficiles », souligne la société.
D’après Panoro, Eric d’Argentré a passé près de trente ans chez Perenco, où il a occupé plusieurs postes de direction, dont ceux de directeur général des opérations au Cameroun, au Royaume-Uni, en Colombie, en Équateur et en Turquie. Ingénieur de formation, titulaire d’un master en génie offshore et pétrolier de l’université Robert Gordon d’Aberdeen, il a également exercé au Gabon comme chef de projet et ingénieur de production. Panoro Energy ne précise toutefois pas si ce poste est une création nouvelle ou s’il s’agit du remplacement d’un ancien cadre.
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Cette nomination intervient dans un contexte de forte volatilité des prix du brut, en recul d’environ 15 % depuis le début de l’année, et de résultats mitigés pour Panoro Energy. Au premier semestre 2025, la société a enregistré un chiffre d’affaires de 86 millions de dollars (environ 51,6 milliards FCFA) contre 142,8 millions de dollars (85,7 milliards FCFA) un an plus tôt, soit une baisse de près de 40 % sur un an. Dans le même temps, Panoro a affiché une perte nette de 1,9 million de dollars (1,1 milliard FCFA), contrastant avec un bénéfice net de 24,2 millions de dollars (14,5 milliards FCFA) à la même période de 2024. La production, elle, a progressé de 26 %, soutenue par la découverte du puits Bourdon offshore au Gabon, estimé à 25 millions de barils récupérables.
Le nouveau directeur de l’exploitation devra non seulement consolider cette progression de la production, mais aussi intégrer les nouvelles découvertes dans la feuille de route de développement. Sa mission inclut également le respect d’une discipline stricte en matière d’investissements, fixés à 40 millions de dollars (environ 24 milliards FCFA) pour l’année 2025, et l’amélioration de la résilience financière du groupe, qui attend la majorité de ses ventes au second semestre. Un autre défi sera la réduction des risques opérationnels, notamment en Guinée équatoriale où des arrêts imprévus ont perturbé la production et où des travaux correctifs sont attendus pour rétablir les niveaux de sortie.
Cap sur la Cemac
En Afrique centrale, Panoro Energy concentre l’essentiel de ses activités au Gabon et en Guinée équatoriale, deux piliers de sa production. Au Gabon, la société détient une participation de 17,5 % dans le permis Dussafu Marin, opéré par BW Energy. La production nette moyenne a atteint environ 6 600 barils par jour au premier semestre 2025, avec un taux de disponibilité supérieur à 95 % sur les installations flottantes. En Guinée équatoriale, Panoro détient une participation de 14,25 % dans le bloc G, qui abrite les champs Ceiba et Okume Complex, deux actifs offshores en production. La part nette du groupe s’est élevée à 3 400 barils par jour au premier semestre 2025. Ces deux zones d’Afrique centrale représentent plus de 85 % de la production de Panoro Energy en Afrique.



