À compter d’octobre 2025, huit membres centraux de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés dont la Russie (OPEP+) prévoient relever leur objectif de production de 137 000 barils par jour, selon une annonce publiée le 7 septembre. Il s’agit de l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman. « Les huit pays participants ont décidé de mettre en œuvre un ajustement de la production… sous réserve de l’évolution des conditions de marché », précise le communiqué officiel. Cette décision, quatrième hausse d’affilée depuis avril, intervient alors qu’aucun pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) n’a choisi de suivre le mouvement, préférant une position prudente.
Cette augmentation s’ajoute aux 2,5 millions de barils par jour déjà ajoutés entre avril et septembre 2025, soit près de 2,4 % de la demande mondiale. Selon les données de l’OPEP, la production cumulée du groupe atteignait 31,83 millions de barils par jour en mars 2025, contre un objectif révisé à près de 33 millions d’ici fin septembre. L’essentiel de la marge de manœuvre repose sur l’Arabie saoudite, qui doit porter sa production de 9,07 millions à près de 9,98 millions de barils par jour, tout en conservant une capacité de réserve de 2,2 millions. À l’inverse, plusieurs pays comme le Kazakhstan, l’Irak et les Émirats arabes unis produisaient déjà au-delà de leurs quotas, ce qui limite l’effet des nouveaux ajustements.
La Cemac au sein de l’OPEP : faible poids mais forte prudence
Au sein de la Cemac, le Gabon, le Congo et la Guinée équatoriale figurent parmi les membres de l’OPEP. Selon le rapport mensuel de l’organisation pour juillet 2025, leur production cumulée s’élevait à environ 550 000 barils par jour, soit moins de 2 % de la production totale de l’OPEP. Le Gabon a produit près de 200 000 barils par jour, pour un quota fixé à 181 000 barils. Le Congo a enregistré environ 280 000 barils par jour, un niveau proche de son plafond de 273 000 barils. La Guinée équatoriale, pour sa part, a produit environ 70 000 barils par jour, en deçà de son quota autorisé.
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Ces volumes, bien que significatifs pour les économies nationales concernées, restent marginaux à l’échelle du cartel dominé par l’Arabie saoudite et l’Irak. Les trois pays de la sous-région ont préféré maintenir leurs niveaux de production. Les experts invoquant des contraintes techniques et une faiblesse des investissements dans de nouveaux gisements dans ces pays.
Des difficultés structurelles au sein du cartel
Malgré ces ajustements, l’OPEP+ reste confrontée à des difficultés récurrentes. Certains pays peinent à respecter leurs quotas en raison de contraintes techniques ou de sous-investissements, tandis que d’autres, comme l’Irak et les Émirats arabes unis, produisent déjà au-delà de leurs plafonds. Ces écarts nuisent à la crédibilité des engagements collectifs et limitent l’efficacité des décisions de relèvement ou de réduction de la production.
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Il faut noter que l’impact de cette décision sur les cours devrait rester contenu. Le marché pétrolier est déjà en phase de surabondance, avec un excédent potentiel de 3 millions de barils par jour en moyenne entre octobre 2025 et fin 2026, selon l’Agence internationale de l’énergie. Depuis janvier, le prix du Brent a reculé d’environ 18 %, tombant autour de 67 dollars le baril début septembre, avant de se redresser légèrement à 66,95 dollars le 8 septembre, après l’annonce jugée modeste de l’OPEP+. Les craintes liées aux tensions géopolitiques, notamment les sanctions américaines contre le brut russe, ont également soutenu les prix.
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