Parmi les réactions en chaîne suite au rejet de la candidature de Maurice Kamto par Elections Cameroon (Elecam) à la présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun pour pluralité d’investitures, Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), affiche son soutien candidat du Manidem. L’ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, retenu parmi les 13 candidats à cette compétition, dans son communiqué, précise que son « propos n’est pas de remettre en cause l’arbitrage opéré par Elecam », mais se dit « profondément attaché à la justice, l’équité et à l’état de droit ».
« … Compte tenu des compétences internationalement reconnues du Professeur Maurice Kamto en matière de droit, je suis convaincu qu’il s’était entouré en amont de toutes les mesures juridiques nécessaires afin que sa candidature respecte les exigences requises », espère-t-il. Car, souligne-t-il, les enjeux « protéiformes de l’élection présidentielle et les risques inhérents à une organisation déficiente, imposent à Elecam et à toutes les institutions impliquées de s’entourer des plus grandes précautions ».
C’est dans cette optique qu’il invité le Conseil constitutionnel, « avec tout le respect dû à cette institution, de faire preuve d’impartialité et d’intégrité en assumant ses responsabilités ». « Je demande, avec force et conviction, que le professeur Maurice Kamto soit rétabli dans ses droits et qu’il bénéficie, sans restriction, des prérogatives que lui confère la loi au même titre que tout acteur politique ou citoyen protégé par la Constitution », exige le candidat du FSNC.
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Pour lui, si « les chemins politiques peuvent diverger », l’« aspiration commune à une justice équitable » les « unit ». Raison pour laquelle il « tend une main fraternelle au Pr. Kamto. « En patriotes, nous devons ensemble défendre les droits et libertés de tous les Camerounais afin que nul ne soit exclu de la compétition démocratique autrement que par la volonté du peuple », conclut celui qui a démissionné du gouvernement le 24 juin 2025, évoquant « un impératif moral » et des « attentes profondes des populations ».
Suite au rejet de la candidature de Maurice Kamto, le Manidem, parti politique l’ayant investi, a indiqué qu’il va déposer un recours au Conseil constitutionnel dans les jours à venir.

