Brice Clotaire Oligui Nguema, arrivé à la présidence du Gabon par un coup d’Etat en août 2023, a été conforté dans les urnes avec 90,4% des suffrages, selon les résultats provisoires de l’élection tenue le 12 avril dernier. Un scrutin jugé relativement calme, sans contestation majeure de l’opposition. Cette stabilisation politique a immédiatement eu un effet sur les marchés : la valeur du titre gabonais à échéance 2031 au coupon de 7% s’est envolée de 5%, passant de près de 65,38 à 68,65 cents par dollar dans le milieu de la journée du lundi à la bourse de Londres, soit la plus forte hausse quotidienne depuis 2021, selon Bloomberg.
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À l’analyse, la hausse du prix de l’obligation gabonaise émise le 17 novembre 2021 sur les marchés financiers internationaux, pour un montant initial de 800 millions de dollars (soit plus de 458 milliards FCFA) mobilisés par ce pays de la CEMAC, ne traduit pas une augmentation de son encours. Elle reflète plutôt l’évolution de sa valorisation sur le marché secondaire, c’est-à-dire le prix auquel les investisseurs sont désormais disposés à acheter ou vendre ce titre entre eux. « La hausse du prix du titre ne change rien pour l’émetteur (le Gabon), qui continue de payer les intérêts prévus au taux fixe de 7% et remboursera le capital à l’échéance. Le mouvement de prix concerne uniquement les investisseurs qui échangent ce titre entre eux sur le marché secondaire », explique un doctorant en ingénierie financière.
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De fait, cette performance témoigne du regain de confiance des investisseurs, qui se montrent davantage rassurés quant à la capacité du pays à honorer ses engagements. D’autant que l’élection du 12 avril dernier ouvre la perspective d’un rapprochement avec les bailleurs internationaux, au premier rang desquels le Fonds Monétaire International (FMI) avec qui Libreville pourrait conclure un nouveau programme selon les prévisions de Fitch Ratings. « Nous nous attendons à ce que les autorités demandent un programme du FMI en 2025 », a prédit l’agence américaine de notation en janvier.

