Les Gabonais ont voté dans un climat serein et sans incident notable, pour élire leur
futur président après 19 mois d'une transition pilotée par le général Brice Clotaire Oligui
Nguema, tombeur de la dynastie Bongo et grand favori du scrutin.
Le vote s'est achevé vers 18H00 pour un taux de participation de 87,2%. Le dépouillement a immédiatement commencé. Les résultats pourraient être connus lundi, selon des sources au ministère de l'Intérieur.
Des candidats confiants et des avis mitigés
"Je suis très confiant", a lancé le général Oligui, président de la transition, ancien chef de la garde républicaine et meneur du putsch d'août 2023. "Que le meilleur gagne!", a-t-il ajouté avant de voter dans une école du centre de Libreville, la capitale.
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Premier constat, le "président candidat" a largement dominé la brève campagne électorale face à sept adversaires quasiment invisibles, dont le dernier Premier ministre d'Ali Bongo (2009-2023), Alain-Claude Bilie By Nze, son principal concurrent.
M. Bilie By Nze, qui a voté samedi à Makokou (nord-est), s'est dit "serein" après avoir voté.
"Mais après, vous savez qu'au Gabon, tout se déroule convenablement la journée. Et c’est le soir au dépouillement qu’il y a des problèmes. On verra ce que ça va donner », a t’il dit à la presse. Il a pointé un "facteur potentiel de fraude" avec les cartes d'électeurs laissées dans les bureaux.
Par ailleurs, le Réseau des observateurs citoyens (ROC), un groupe d'observateurs de la société civile, a constaté des "refus d'accès aux bureaux de vote à (ses) observateurs dans plusieurs localités".
De son côté, M. Oligui a assuré devant son bureau de vote que le processus électoral était
"transparent" et "apaisé".
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Au total, quelque 920.000 personnes étaient appelées à voter dans 3.037 bureaux de vote,
dont 96 à l'étranger. Le régime de transition ayant opté pour un calendrier resserré, la
campagne électorale n'a duré que 13 jours.
Chômage, pannes d'électricité, coupures d'eau, routes dégradées, transports publics
insuffisants, manque d'écoles, hôpitaux défaillants, la dette publique colossale (73,3% en 2024) et les attentes des 2,3 millions d'habitants très fortes après plusieurs décennies de gabegie, pillage et gaspillage du système Bongo, les défis seront nombreux pour le futur président.
Source : AFP
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