Les secteurs douaniers de Pointe-Noire, ville portuaire située sur la côte ouest du Congo, et celui du Kouilou, réputé pour ses mines, ont mobilisé plus de 112 milliards FCFA au premier semestre 2025. En tant que plus gros pourvoyeurs de recettes douanières du pays, avec une contribution estimée à 90 %, ces deux postes n’ont pas atteint l’objectif fixé pour la période. Selon les chiffres dévoilés à l’issue de la visite de terrain effectuée le 4 juillet par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, la cible s’élevait à plus de 133 milliards FCFA. Soit un écart de 21 milliards FCFA et un taux de réalisation de 84,2 %.
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Cette sous-performance pourrait s’expliquer par les nombreux dysfonctionnements relevés au sein de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects. Depuis sa nomination en janvier dernier, Christian Yoka n’a eu de cesse de pointer du doigt les dérives observées dans ce département stratégique. « Je ne suis pas ravi parce qu’après six mois de fonction, ce qui me remonte de ce département n’est pas positif. Trop de brides, trop d’allusions à des fraudes, des soupçons de minoration des valeurs et de sollicitations faites aux usagers… On ne peut pas continuer comme ça. Et parce que c’est ma responsabilité, je n’hésiterai pas à frapper, à sanctionner. Je prendrai mes responsabilités », a-t-il martelé.
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Bien que n’ayant pas atteint l’objectif escompté au cours des six premiers mois de l’exercice budgétaire en cours, les deux principaux contributeurs des recettes douanières au Congo (Pointe-Noire et Kouilou) ont réalisé une performance légèrement au-dessus de la moitié des 220 milliards FCFA attendus à fin 2025 selon les prévisions contenues dans la loi de finances. Rappelons que le port de Pointe-Noire doit sa forte contribution à l’économie congolaise au fait qu’il constitue un carrefour logistique pour les pays enclavés de la sous-région, tels que la Centrafrique, le Tchad ou la RDC. Il dessert un vaste hinterland comprenant des capitales comme Douala, Libreville, Ndjamena, Bangui ou Kinshasa, et constitue également un point de transbordement vers d’autres ports majeurs d’Afrique centrale et australe (Luanda, Lagos, Libreville…).

