Au Gabon, le gouvernement prévoit de mobiliser 1 600 milliards FCFA de recettes pétrolières dans le cadre du budget 2026, selon les prévisions budgétaires publiées le 8 septembre 2025. « Les recettes brutes de l’État en 2026 se chiffrent à 4 327,2 milliards FCFA, dont 1 525 milliards issus directement du secteur pétrolier et 75 milliards de revenus de participations », indique le communiqué officiel.
Cette projection marque une rupture de tendance après deux années difficiles. En 2024, les recettes pétrolières s’étaient établies à 1 142,2 milliards FCFA, en recul de 241 milliards Fcfa par rapport à 2023, soit une baisse de 17,4 %. Pour la période 2025–2027, la moyenne projetée était de 977,8 milliards FCFA, selon les prévisions budgétaires de septembre 2024. Comparées à ces niveaux, les prévisions de 2026 représentent une progression notable. Par rapport à 2024, la hausse attendue est de 382,8 milliards FCFA, soit une augmentation de 33,5 %. Par rapport à la projection moyenne de 2025, l’écart atteint 547,2 milliards FCFA, correspondant à une progression de 55,9 %.
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Ces performances s’appuient sur des hypothèses de production et de prix combinées à un contexte monétaire plus favorable. La production nationale devrait reculer de 3 % à 11,4 millions de tonnes métriques (soit -342 000 tonnes métriques). Ce recul serait compensé par une amélioration du prix du baril, attendu en hausse de 5 % pour atteindre 65,1 dollars, alors qu’en 2025 il s’est établi en moyenne autour de 75 dollars contre 79 dollars en 2024. Le taux de change dollar/franc CFA, projeté à 570,9 FCFA pour un dollar en 2026 contre 596,4 en 2025, reflète une appréciation relative du franc CFA de 2,6 %, offrant un effet positif sur la valorisation des recettes exprimées en monnaie locale.
Pour l’État, ces recettes restent déterminantes dans un contexte marqué par une forte dépendance budgétaire. Sur un budget prévisionnel de 7 233 milliards FCFA, plus de 3 200 milliards devront être financés par la dette, confirmant l’importance stratégique de la manne pétrolière. La contribution du secteur au budget global atteindra environ 22,1 %, tandis qu’il représentera près de 37 % des ressources propres de l’État. Ces équilibres budgétaires s’accompagneront d’une mobilisation accrue des recettes fiscales, d’une rationalisation des subventions et de la mise en place de nouvelles contributions, notamment foncières et environnementales, qui pourraient peser sur les ménages.
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L’exploitation pétrolière occupe une place historique dans l’économie gabonaise. Elle demeure le premier contributeur au produit intérieur brut et la principale source de devises et d’investissements, selon le ministère du pétrole. Les gisements se situent en mer, notamment à Port-Gentil, Rabi et Torpille, ainsi que sur terre à Gamba et Lambaréné. Plusieurs opérateurs structurent aujourd’hui le secteur, au premier rang desquels TotalEnergies EP Gabon, Perenco et la société publique Gabon Oil Company, qui a renforcé sa présence avec le rachat d’Assala Energy.
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