Au Gabon, Reconnaissance Energy Africa Ltd. (ReconAfrica) a fait son entrée dans le secteur pétrolier national en ciblant l’offshore. La société pétrolière et gazière canadienne a annoncé, mardi 9 septembre 2025, la signature la veille d’un contrat de partage de production (PSC) et d’un accord de coentreprise avec Record Resources (société d'exploration canadienne) et l’Etat gabonais sur le bloc C-7, au large de l’Ogooué maritime, rebaptisé Ngulu. « Nous sommes très heureux de pouvoir diversifier notre portefeuille dans un bassin pétrolier existant en République du Gabon », a déclaré Brian Reinsborough, président-directeur général de ReconAfrica.
L’accord, conclu pour une durée initiale de huit ans — dont quatre ans consacrés à l’exploration et quatre ans renouvelables pour l’évaluation et le développement — confère à ReconAfrica 55 % de participation et le rôle d’opérateur. Record Resources, 20 %, la Gabon Oil Company (GOC) 15 %, l’État gabonais 10 %, aux côtés de partenaires chinois. Selon un communiqué de l’entreprise, le bloc couvre 1 214 km² en eaux peu profondes et inclut la découverte pétrolière de Loba, forée en 1976, dont le potentiel est estimé à environ 20 000 barils par jour. Ses réserves sont comparables à celles des champs voisins Grondin (opéré par TotalEnergies), Baudroie et Ngumu-Moabi (Perenco), ainsi que Torpille (TotalEnergies), évalués entre 38 et 250 millions de barils.
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Pour l’État gabonais, qui revendique une production actuelle de plus de 220 000 barils par jour et d’environ 2 milliards de barils de réserves prouvées, cette signature illustre la volonté d’attirer de nouveaux investissements étrangers et de consolidation de la production. « Pour relancer la production, il faut d’abord aller chercher l’huile », a rappelé le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, lors de la cérémonie.
Avec ce contrat, ReconAfrica entre dans un marché offshore gabonais déjà concurrentiel, dominé par des acteurs français, chinois ou britanniques comme TotalEnergies, Perenco, BW Energy, Maurel & Prom, Sinopec et Panoro Energy. L’exploitation du bloc Ngulu, situé à proximité d’infrastructures existantes, devrait permettre un développement à faible coût et une production à court terme, tout en ouvrant la voie à de nouvelles explorations. La compagnie canadienne n’en est pas à sa première expérience en Afrique : elle mène déjà des programmes d’exploration en Namibie, en Angola et au Botswana, consolidant ainsi son portefeuille offshore et affirmant son ambition de devenir un opérateur de référence sur le continent.
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