L’affaire du scanning au Port Autonome de Douala (PAD), qui empoisonnait le climat des affaires depuis fin décembre 2025, connaît enfin son épilogue. Au cœur de ce dossier : un conflit de compétence entre le prestataire historique, la SGS, et un nouvel opérateur, Transatlantic D. SA, plaçant les importateurs et exportateurs dans une situation ubuesque de double facturatio
La grande annonce qui soulage aujourd'hui le secteur privé est celle du mécanisme de compensation. Le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, lors de la soirée des partenaires de la Douane, a annoncé à la communauté des affaires que la SGS va procéder au remboursement de tous les frais supplémentaires que les entreprises ont été contraintes de payer à d'autres opérateurs durant cette période de crise.
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Ce remboursement vise à rétablir l'équilibre financier des opérateurs économiques. Pour les observateurs, cette décision est un signal fort envoyé aux investisseurs, question de démontrer que la protection juridique des contrats reste le socle de l'activité économique au Cameroun. Si le coût de cette régularisation semble élevé au regard du volume de marchandises traités tous les au port de Douala, il est jugé nécessaire pour restaurer la confiance et garantir que la place portuaire reste compétitive, débarrassée de lourdeurs administratives, de rivalités institutionnelles et de doublons fiscaux.
Les modalités techniques de ces remboursements devraient être précisées dans les prochains jours, marquant la clôture d'un dossier qui aura, trop longtemps, servi de frein à la fluidité du commerce extérieur.
Des entreprises « prises entre deux feux »
Pendant plusieurs semaines, l’on se souvient que le passage des marchandises au port de Douala est devenu un véritable parcours du combattant financier. D’un côté, la SGS, forte de son contrat avec l’État, continuait de revendiquer sa légitimité sur l’opération de scanning. De l’autre, les nouvelles dispositions locales imposaient le recours à un autre prestataire, Transatlantic D. SA.
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Cette situation a créé un mécanisme de « double péage » : pour libérer leurs cargaisons, de nombreuses entreprises n'ont eu d'autre choix que de s'acquitter deux fois des frais de scanning. Un surcoût insupportable qui a lourdement pesé sur la trésorerie des PME et des grands groupes, étranglés par ce conflit institutionnel dont ils n'étaient nullement responsables.
Le rappel à l’ordre du ministre des Finances
Face à l'ampleur du préjudice et à l'alerte lancée par les organisations patronales, le gouvernement a dû trancher. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a clarifié la position de l'État en soulignant l'importance du respect des engagements contractuels pour préserver la signature du Cameroun.
Le ministre a ainsi rappelé qu'un État souverain peut choisir ses partenaires, mais qu'il doit le faire « selon les normes et les formes », sans créer de préjudices financiers évitables. Il a, au passage indiqué que l'opérationnalisation de certaines décisions stratégiques peut conduire à des contentieux coûteux et à une insécurité juridique préjudiciable à l'image de marque du pays.

