La société minière australienne Sundance Resources a indiqué que la sentence arbitrale dans le différend l’opposant au Cameroun devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI), à Paris, est désormais attendue entre février et mars 2026, contre une échéance initialement annoncée au 31 décembre 2025. L’annonce intervient après la clôture des audiences, intervenue en septembre 2025. « La décision concernant le Cameroun est attendue entre février et mars 2026 », a précisé la société dans sa communication aux marchés le 27 janvier.
Ce report s’inscrit dans le cadre de la procédure engagée par Sundance après le retrait de ses permis miniers sur le gisement de fer de Mbalam-Nabeba. La société réclame au total 11,2 milliards de dollars de dommages et intérêts aux États camerounais et congolais, dont 5,5 milliards de dollars (environ 3 400 milliards FCFA) au Cameroun, pour ce qu’elle qualifie « d’expropriation illégale de ses permis miniers ». Contrairement au dossier congolais, le litige camerounais est examiné par un tribunal distinct, ce qui, selon Sundance, exclut toute influence directe de la sentence récemment rendue en faveur du Congo.
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Sur le plan économique, l’incertitude judiciaire continue de peser sur le calendrier de développement du projet côté camerounais. Alors que le groupe chinois Bestway Finance, via sa filiale Sangha Mining, affirme viser un démarrage de la production à Nabeba et Mbalam dès le premier semestre 2026, les infrastructures critiques pour l’exportation au Cameroun accusent des retards. La construction de la ligne ferroviaire de près de 600 km reliant Mbalam au port en eau profonde de Kribi n’a pas encore démarré.
En attendant la réalisation de ces ouvrages, les autorités camerounaises envisagent une évacuation transitoire du minerai par camions via la frontière de Ntam. Cette option s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à accroître la contribution du secteur minier au PIB national, encore inférieure à 1 %, dans un contexte de déclin progressif des recettes pétrolières. Lancé en 2008, le projet Mbalam-Nabeba cumule près de 17 ans de reports successifs sans entrée effective en production, faisant de l’issue de l’arbitrage un jalon important pour sa relance industrielle.
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