La compagnie aérienne française Air France portera bientôt son offre hebdomadaire vers Malabo d’environ 600 à près de 1 000 sièges, soit environ 400 places supplémentaires (+67%) par semaine. Annoncée le 21 octobre 2026 par le gouvernement équato-guinéen, elle résulte surtout de la nouvelle autorisation d’exploiter les Boeing 737 MAX 8 et MAX 9 dans l’espace aérien et les aéroports de Malabo, Bata et Mongomeyen. Cette décision vise, selon les autorités, à « améliorer la connectivité internationale, élargir l’offre de sièges et élever la qualité des services aériens ».
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Pour y parvenir, Air France va renforcer ses opérations avec des appareils de plus grande capacité, notamment l’Airbus A350. Celui-ci devait initialement accompagner l’accueil de l’ICAN 2026 (Événement de négociation des services aérospatiaux) prévu en décembre prochain. Le même appareil a déjà été annoncé au Cameroun pour la saison hivernale 2026/2027, afin de mieux absorber le pic de trafic des fêtes de fin d’année. La mobilisation d’avions de standard plus élevé s’inscrit dans la politique du groupe, qui accélère le renouvellement de sa flotte. Celle-ci comptait déjà 35 % d’appareils de nouvelle génération en 2025. Cette année-là, Air France-KLM a transporté plus de 102 millions de passagers. Son résultat d’exploitation (EBIT) a dépassé pour la première fois les 2 milliards d’euros, et son chiffre d’affaires a progressé de 4,9 % pour atteindre 33 milliards d’euros.
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Air France n’est pas la seule compagnie concernée par les mesures annoncées par Malabo. Royal Air Maroc remplacera à son tour, son appareil actuel par un Boeing 737 MAX 8, « avec une capacité accrue pour les passagers et les bagages, ainsi que des fonctionnalités et services embarqués améliorés », selon le ministère des Transports, des Télécommunications et de l’Aviation civile. Lufthansa, la compagnie allemande, passera de cinq à six vols hebdomadaires à partir du 25 octobre, avec des Boeing 787. Le gouvernement a par ailleurs appelé Ethiopian Airlines, CEIBA Intercontinental et ASKY Airlines, entre autres, à « augmenter la fréquence de leurs vols, ouvrir de nouvelles connexions et explorer des opportunités d’investissement et d’affaires en Guinée équatoriale ».
Cette stratégie devra toutefois s’appuyer sur une amélioration durable de la sécurité aérienne et de la réglementation qui l’encadre. Le gouvernement prépare actuellement l’audit USOAP-CMA que l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) réalisera en septembre 2027. Les travaux portent surtout sur le renforcement des capacités techniques de l’Autorité aéronautique, la formation et la spécialisation de ses inspecteurs, la mise à jour des procédures, l’exécution des actions correctives en cours et la mise en place de mécanismes permanents de contrôle et de surveillance. À l’issue de cet audit, Malabo espère surtout renforcer la confiance internationale et obtenir le retrait de ses transporteurs certifiés de la liste de sécurité aérienne de l’Union européenne.





