Dans la méthodologie de cette organisation internationale indépendante, elle évalue tous les deux ans le système de gestion des finances publiques des pays sur la base de trois critères à savoir : la transparence, la participation du public dans le processus budgétaire et le contrôle budgétaire. Si le Cameroun a enregistré une note au déçue de la moyenne (58/100) en matière de « transparence », le pays a encore du chemin en ce qui concerne la « participation du public » au processus budgétaire.
LIRE AUSSI : Préparation du budget : au Cameroun, les directives présidentielles pour 2027
En effet, l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) évalue la mesure dans laquelle les gouvernements offrent des opportunités formelles et significatives de participation du public à travers les différentes étapes du processus budgétaire. En profondeur, il est question d’examiner les pratiques de participation utilisées par l’exécutif, le parlement et l’institut supérieur de contrôle. A ce titre, 18 indicateurs passent au scanner. La moyenne du Cameroun pour la participation du public est passée de 20/100 en 2023 à 9/100 en 2025. Il faut noter que la moyenne mondiale du présent indicateur se situe à 17/100. En Afrique, le Cameroun est troisième derrière le Benin (52/100) et la République Démocratique du Congo (31/100). Malgré de cette piètre performance, le Ministère des Finances a institué plusieurs cadres de dialogue avec les acteurs de la Société Civile notamment à travers la tenue du « Forum Ministère des Finances et Organisations de la Société ».
LIRE AUSSI : Cameroun : le gouvernement prépare une révision de son budget 2026
Par ailleurs, l’élaboration du « budget citoyen » est faite en co-construction entre le Ministère des Finances et les OSC. Pour améliorer la participation du Public, l’EBO, recommande au Ministère des Finances « d’élargir les mécanismes durant la formulation du budget qui associent toute organisation de la société civile ou tout membre du public qui souhaite y participer ; faire participer activement les communautés sous-représentées, soit directement ou par l’intermédiaire des organisations de la société civile qui les représentent ». Au parlement, le rapport demande de « permettre aux membres du public ou aux organisations de la société civile de témoigner lors des débats sur la proposition du budget avant son approbation » ; « permettre aux membres du public ou aux organisations de la société civile de témoigner lors des débats sur le rapport d’audit ». Il est recommandé à la chambre des comptes de la cour suprême de « mettre en place des mécanismes formels permettant au public de l’aider à développer son programme d’audit et de contribuer aux enquêtes d’audit nécessaires ».
LIRE AUSSI : Financement du budget : la stratégie du Cameroun pour mobiliser 1 650 milliards FCFA en 2026
Notons que le Gouvernement Camerounais a pris volontairement l’engagement dans le cadre de l’harmonisation des bonnes pratiques en matière de gestion des finances publiques de s’arrimer aux standards internationaux, en adoptant la loi du 11 juillet 2018 portant Code de Transparence et de Bonne Gouvernance dans la gestion des finances publiques. Dans son article 48, ledit code prévoit « l’obligation d’informer le public via divers canaux nécessaires, afin de rendre accessible l’information budgétaire ».













