La Cameroon Mining Company (CMC), qui détient le permis d’exploitation du gisement de fer de Mbalam à l’Est du Cameroun, a annoncé ce 4 décembre que les premières exportations de minerais, initialement prévues pour fin 2025, ne pourront finalement intervenir qu’au premier trimestre 2026.
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En cause, selon l’entreprise, les pluies particulièrement intenses de ces derniers mois, qui ont ralenti les travaux sur le site, notamment ceux liés à l’usine de traitement. Cette installation stratégique, construite en matériaux métalliques préfabriqués sur 5 hectares, n’est pour l’instant réalisée qu’à 30 %, apprends-t-on. CMC assure toutefois avoir « accéléré la cadence » pour livrer l’ensemble des équipements au plus tard en février 2026, condition indispensable pour enclencher les premières exportations.
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Derrière ce léger glissement de calendrier, le projet Mbalam demeure l’un des plus importants chantiers miniers d’Afrique centrale. Piloté par un consortium d’entreprises chinoises et développé par CMC, il s’appuie sur un permis couvrant 768 km² et des réserves identifiées de plus de 2 milliards de tonnes, dont environ 200 millions de tonnes de minerai de haute teneur (65% Fe). La compagnie prévoit de démarrer avec une capacité mensuelle de 100.000 tonnes en 2026, avant de monter en puissance pour dépasser 800.000 tonnes par mois en 2029. À terme, avec la mise en service du corridor ferroviaire Mbalam–Kribi dans 5 ans, la production annuelle pourrait atteindre 25 millions de tonnes de direct shipping ore (DSO).
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Pour l’État du Cameroun, les enjeux financiers sont colossaux. Selon les projections officielles, l’exploitation du gisement sur une cinquantaine d’années pourrait générer 27 000 milliards Fcfa de revenus fiscaux et parafiscaux. CMC annonce par ailleurs la création d’au moins 1 000 emplois durant la phase de construction, puis 5000 emplois directs et indirects lors de l’exploitation. En attendant le rail, le minerai sera transporté par route jusqu’au port de Kribi, où il sera stocké et chargé sur des navires de 70 000 à 80 000 tonnes. Plusieurs contrats de vente sont d’ores et déjà en négociation avec des traders internationaux, la compagnie visant un produit premium à forte teneur en fer.

