Le coût du crédit bancaire a connu une légère baisse dans la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). Selon les dernières données de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le coût moyen du crédit est revenu à 10,99 % au deuxième trimestre 2026, contre 12,39 % trois mois plus tôt et 11,53 % un an auparavant. Ce taux, appelé taux effectif global (TEG), comprend les intérêts facturés par les banques, mais aussi les frais et commissions liés aux emprunts. Ces derniers représentent encore près d’un tiers du coût total des crédits dans la sous-région. Leur poids atteint même 42,4 % pour les grandes entreprises, contre 18,6 % pour les PME.
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Au Cameroun, premier marché bancaire de la région, le TEG moyen est revenu à 8,22 %, contre 9,03 % au premier trimestre, tandis qu’au Congo, il a légèrement reculé à 10 %, après 10,07 %. La baisse est plus marquée en Guinée équatoriale, où le coût moyen du crédit a perdu 3,63 points en trois mois, pour s’établir à 13,82 %. À l’opposé, le Gabon conserve les conditions de crédit les plus coûteuses de la sous-région, avec un TEG moyen de 21,51 %, inchangé sur un trimestre et plus de deux fois supérieur à celui du Cameroun. En Centrafrique, les taux ont même augmenté, passant de 13,03 % à 14,36 %. Au Tchad, ils atteignent 11,47 %, contre 10,89 % trois mois plus tôt, hors engagements par signature. En intégrant ces opérations, dont les taux sont généralement plus faibles, la moyenne nationale ressort à 8,47 %.
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Cependant, tous les clients n’ont pas bénéficié de conditions plus favorables au cours du trimestre. Les petites et moyennes entreprises (PME) ont notamment vu le coût de leurs crédits légèrement augmenter, passant de 11 % à 11,15 %. Sur un an, la tendance reste néanmoins à la baisse, puisqu’elles empruntaient encore à 19,10 % au deuxième trimestre 2025. À l’inverse, les administrations publiques et les collectivités territoriales ont bénéficié d’une baisse sensible, avec un taux moyen ramené de 13,77 % à 10,22 % en trois mois. Même tendance pour les grandes entreprises, dont le coût du crédit est passé de 11,82 % à 10,37 %. Les particuliers ont également profité de cette détente, mais continuent d’emprunter plus cher que les autres grandes catégories de clients. Leur taux moyen est revenu à 15,49 %, en baisse de 1,69 point sur le trimestre.
L’embellie globale sur les conditions d’emprunts a favorisé une hausse de l’exposition des banques. les établissements de crédit ont accordé 2 903,6 milliards de FCFA de nouveaux prêts entre avril et juin 2026, soit 393 milliards de plus qu’au premier trimestre (+15,66 %). Les grandes entreprises captent l’essentiel de ces nouveaux financements. À elles seules, elles ont reçu près de 61 % des crédits accordés dans la CEMAC au deuxième trimestre 2026. Elles sont aussi les principales bénéficiaires du rebond observé sur trois mois, avec une hausse de 20 % des montants obtenus. Les PME, en revanche, n’enregistrent qu’une légère progression de 1 %, tandis que les crédits aux particuliers continuent de reculer.
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