Les anciennes pièces de monnaie vont progressivement sortir du paysage monétaire de la CEMAC. Réuni le 7 octobre dernier à N’Djamena, le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) a décidé de procéder à la démonétisation des pièces mises en circulation en 1958, 1959, 1972, 1976 et 1985. Le communiqué final de ladite session précise que ces pièces perdront leur cours légal et leur pouvoir libératoire sur l’ensemble du territoire communautaire à compter du 1er novembre 2026.
Concrètement, à partir de cette date, les pièces appartenant aux gammes concernées ne pourront plus être utilisées pour régler des achats ou s’acquitter d’une dette dans la sous-région. Le communiqué du Comité ministériel ne précise toutefois ni les modalités de retrait de ces pièces, ni les éventuelles dispositions d’échange ou de remboursement pour les détenteurs.
Cette opération intervient alors que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) poursuit ses chantiers de modernisation et d’assainissement de la circulation monétaire. Selon les éléments communiqués à l’issue des travaux du Conseil d’administration de la BEAC, la démonétisation vise notamment à simplifier le paysage fiduciaire en retirant des pièces anciennes, jugées vétustes et disparates, alors que les pièces de la gamme 2024 sont progressivement injectées dans l’économie.
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En effet, la BEAC cherche à faire davantage circuler sa nouvelle gamme de pièces « Type 2024 », mise en circulation le 2 avril 2025. Celle-ci compte neuf dénominations, de 1 à 500 FCFA, avec l’introduction inédite d’une pièce de 200 FCFA. Les pièces de 50 et 100 FCFA disposent par ailleurs d’un format spécifique destiné à faciliter leur identification. Pour faciliter la transition, la Banque centrale avait alors annoncé l’injection de 500 millions nouvelles pièces par an avec pour objectif est d'atteindre un stock de 3 milliards d'ici 2030, mais également d'éradiquer définitivement les pénuries sur la petite monnaie qui touchent depuis quelques années les six économies de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad).
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A noter que le Comité ministériel, réuni sous la présidence du ministre tchadien des Finances, président du Comité Ministériel, Tahir Hamid Nguilin, a également examiné la conjoncture économique et financière de la sous-région ainsi que les perspectives macroéconomiques à court et moyen termes. La réunion a par ailleurs été consacrée à la coopération entre les États de la CEMAC et le Fonds monétaire international (FMI), notamment à la mise en œuvre des recommandations issues de leur rencontre du 8 septembre 2026 à Washington.














