Les difficultés d’approvisionnement en gasoil aggravent les perturbations des services de télécommunications au Congo-Brazzaville. Dans un communiqué publié le 27 octobre 2026, l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) signale des dysfonctionnements affectant, depuis plusieurs jours, tout ou partie du territoire national. Les appels téléphoniques, l’accès à Internet et les services de Mobile Money sont notamment concernés.
À l’origine de ces perturbations, les coupures d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en carburant des groupes électrogènes. Fortement sollicités pour prendre le relais du réseau électrique, ces équipements de secours ne parviennent plus à compenser les interruptions de courant, faute de gasoil en quantité suffisante. Selon les vérifications effectuées par l’ARPCE auprès des opérateurs, les installations bénéficient en moyenne de neuf heures d’électricité par jour, tandis que les batteries de secours disposent d’une autonomie de six heures. Les groupes électrogènes deviennent donc indispensables pour assurer le fonctionnement des équipements pendant les périodes sans courant.
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L’ampleur des besoins est illustrée par Helios Towers Congo, qui gère 550 antennes-relais réparties sur le territoire national. Selon le régulateur, l’entreprise a besoin d’environ 100 000 litres de gasoil par semaine, soit 400 000 litres par mois, pour alimenter les groupes électrogènes de ses installations. Un volume considérable dont l’approvisionnement devient difficile dans les conditions actuelles. Les conséquences dépassent les seules antennes-relais. Les coupures d’électricité et le manque de carburant perturbent également les sites techniques, les cœurs de réseau et les centres de données. Ces dysfonctionnements peuvent, par effet de cascade, entraîner l’arrêt d’installations rurales qui dépendent des équipements centraux situés dans les grandes villes.
L’ARPCE fait ainsi état d’une indisponibilité partielle ou totale des services de téléphonie mobile, d’Internet et de Mobile Money, ainsi que de coupures de communication et d’une dégradation de la qualité des connexions. Les perturbations affectent notamment les réseaux exploités par MTN Congo et Airtel Congo, les deux opérateurs de téléphonie mobile du pays.
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Au-delà de ces opérateurs, le marché congolais compte également des fournisseurs d’accès à Internet et des gestionnaires d’infrastructures, dont Helios Towers Congo, GBM CO et ROFA. Lors de la présentation de son Livre blanc en octobre 2026, l’ARPCE avait recensé 22 fournisseurs d’accès à Internet et six opérateurs d’infrastructures.
Un secteur en croissance
Ces difficultés surviennent alors que le secteur des télécommunications affiche une progression de son activité. Selon les données du ministère des Finances, son chiffre d’affaires a atteint 49,286 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, contre 45,786 milliards un an auparavant, soit une hausse de 7,6 %.
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Sur la même période, le trafic total des télécommunications a progressé de 24,7 %. Celui de la téléphonie mobile a augmenté de 36,4 %, tandis que le trafic Internet s’est accru de 10,5 %, à 28,163 millions de Go. Face à la dégradation des services, le ministère chargé des Télécommunications a porté la situation à l’attention de la Primature. L’ARPCE indique travailler avec la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) pour améliorer l’approvisionnement en carburant des installations télécoms.
Le régulateur prévient toutefois que les perturbations pourraient persister tant que la situation énergétique ne s’améliorera pas.







