Le gouvernement gabonais entend réaliser des économies de près de 11 milliards FCFA chaque année à travers une opération de ''régularisation'' de sa Fonction publique. La Commission des litiges de la fonction publique, chargée d'examiner les situations irrégulières relevées à la suite du recensement biométrique et administratif des agents publics, a rendu sa copie le 18 septembre dernier, au cours d'un Conseil des ministres présidé par le chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
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Dans le détail, sur un total de 1 762 dossiers examinés, la Commission a notamment prononcé 116 réhabilitations, 589 radiations avec maintien des droits à pension, 110 radiations sans maintien des droits à pension et 600 radiations d'agents relevant de la main-d'œuvre non permanente, soit un total d’au moins 1299 personnels déjà radies de la Fonction publique (73,7 %). « Le Conseil a instruit les administrations compétentes de mettre en œuvre les décisions arrêtées, de les notifier aux agents concernés et de procéder à la mise à jour diligente des actes de gestion correspondants », indique le communiqué final.
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Si les mobiles de radiation n’ont pas été révélés à ce stade, l'assainissement du fichier solde intervient dans un contexte où le gouvernement prévoit une légère hausse de la masse salariale, de 5,3 milliards FCFA en un an. Elle passerait de 958,6 milliards de FCFA dans le collectif budgétaire 2026 à 963,9 milliards de FCFA en 2027, liée notamment à la régularisation des situations administratives. A ce titre, la Commission a tout de même formulé des avis concernant des sanctions disciplinaires, des dénonciations de contrats et diverses positions administratives.
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En 2024, la Banque africaine de développement préconisait déjà, que l’amélioration de la mobilisation des ressources, associée à « l’efficience des dépenses publiques », permettrait au Gabon de dégager un espace budgétaire conséquent.













