Les autorités gabonaises se sont réunies le 29 décembre dernier, lors du Conseil des ministres afin de discuter de la situation socio-économique du pays en cette fin d’année et traiter des projets de loi en suspens. L’une des principales décisions de cette rencontre a été l’approbation du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de la Gabonaise des jeux (GDJ).
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La nouvelle entité publique, portée par le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, consiste en un dispositif « moderne, cohérent et transparent de régulation du secteur des jeux de hasard, dont les missions sont de renforcer la protection des populations et garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations », peut-on lire dans le communiqué final. La GDJ viendra remplacer la Commission supérieure des jeux de hasard et son Secrétariat technique, abrogeant ainsi le cadre institutionnel antérieur qui est considéré comme obsolète (Règlementation générale des jeux de hasard, loi n°24/2004). Ce dernier ne prend en compte que les activités physiques et ne parvient pas à faire contribuer le secteur à l’économie malgré une taxe de 4,5% imposée dans la loi de finances 2024.
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La création de la GDJ intervient quelques jours après un accord signé avec un opérateur canadien pour mettre en œuvre e‑Tech SAS, une plateforme de gestion numérique visant à établir la traçabilité des flux financiers, optimiser la collecte des taxes, garantir le paiement des gains et limiter l'illégalité dans l'exploitation des jeux. L’ambition dévoilée par ces deux actions stratégiques est de renforcer la monopole de l’Etat dans le secteur des jeux de hasard afin de maximiser les recettes et assurer une meilleure mobilisation des ressources publiques destinées au financement des priorités nationales. Ceci dans un contexte où, le secteur contribue à bien moins de 0,01 % du PIB sous sa forme actuelle de contribution fiscale directe.
En 2024, les recettes fiscales provenant des jeux de hasard (taxes et prélèvements sur paris, loteries, entre autres) étaient estimées à environ 185 millions FCFA pour l’État gabonais, avec une projection à 221,5 millions FCFA en 2025, bien loin des 5,3 millions USD (3 milliards FCFA) générés par le marché des paris sportifs en 2025, selon Statista. La concrétisation de ces mesures pourrait faire évoluer substantiellement les recettes fiscales de cette activité d'ici 2026, sur la base d’une croissance annuelle des revenus attendue à 8,3% en moyenne dans les prochaines années.
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