L’État camerounais veut céder rapidement General Bank of Cameroon (GBC), mais l’audit de ses comptes reste programmé en 2029. Ce décalage a été relevé lors des conférences de programmation budgétaire de septembre, qui recommandent d’avancer l’échéance pour l’aligner sur le calendrier de revente de l’ancienne filiale de Société Générale. Le recueil des recommandations demande au ministère des Finances de « revoir l’échéance de programmation de l’audit des comptes de la Société Générale (actuellement prévu en 2029), en cohérence avec l’objectif de remise sur le marché envisagé à court terme ».
En août, Paul Biya avait pourtant demandé d’accélérer la cession au consortium NSIA Bank-Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Une correspondance du 19 août, consultée par EcoMatin, relayait cette instruction au ministre des Finances. Il s’agissait d’une deuxième relance présidentielle après celle d’avril, alors que le dossier semblait s’orienter vers un appel d’offres.
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L’État avait racheté en mai les 58,08 % détenus par Société Générale, portant sa participation à 83,68 %. Cette prise de contrôle devait être temporaire, le temps de trouver un investisseur stratégique. Selon des sources proches du dossier, les autorités craignent qu’une vente trop longue ne pénalise la valeur de la banque et ne prolonge l’incertitude pour ses clients et ses salariés.
La transition n’a toutefois pas arrêté sa croissance. Au premier semestre, le bilan a progressé de 10 % par rapport à fin 2025 et le résultat net de 6,8 % sur un an, selon un communiqué publié le 21 août. La banque doit aussi remplacer les systèmes informatiques fournis par son ancienne maison mère et reprendre en interne plusieurs fonctions auparavant partagées avec le groupe français.
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Outre NSIA-CNPS, BGFIBank, Coris Bank International et Zenith Bank ont été cités parmi les repreneurs potentiels. Toute cession restera soumise à l’accord de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac).








