Reçu mardi 27 octobre par Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la République de Guinée équatoriale, le groupe B2Tech a présenté son projet d’investissement de 20 millions de dollars, soit environ 11,8 milliards FCFA, pour le lancement d’une loterie nationale et la mise en place d’un système régulé de paris sportifs. Selon la communication du vice-président, l’investissement, déployé sur cinq ans et intégralement financé sur fonds propres, prévoit la création de 500 à 1 000 emplois ainsi que l’affectation d’une partie des revenus à des projets sociaux.
Ces arguments ont valu à B2Tech l’aval du vice-président, qui autorise l’ouverture de négociations avec le gouvernement. Le groupe a jusqu’à la fin novembre 2026 pour lui soumettre les conditions d’un éventuel accord. Les modalités de participation de l’État et les garanties de protection des utilisateurs figurent parmi les points à examiner. « Je considère qu’il s’agit d’un projet intéressant pour le pays, car il permettrait d’organiser et de contrôler mieux ce secteur, ainsi que de générer de nouveaux revenus pour l’État et de créer des opportunités d’emploi », écrit Teodoro Nguema Obiang Mangue sur le réseau social X.
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Fondé en 2010 et dirigé par l’homme d’affaires chypriote Marcel Elfersy, B2Tech fournit des solutions technologiques aux opérateurs de paris sportifs et de jeux en ligne. Doté d’un capital de 2,3 millions d’euros, le groupe indique être présent en Afrique subsaharienne depuis 2022, notamment à travers la marque GSB. Son portefeuille comprend également YellowBet Congo, avec laquelle il entretient un partenariat d’exploitation au Congo-Brazzaville depuis trois ans. S’il est finalisé, le projet proposé en Guinée équatoriale pourrait lui permettre d’étendre son implantation en zone CEMAC, dans une activité où l’enjeu dépasse la seule fourniture de technologies et s’étend désormais à l’organisation et à la régulation du marché.
À noter que cette proposition intervient alors que les autorités équato-guinéennes cherchent à mieux encadrer les jeux de hasard et à en accroître les recettes publiques. En juillet 2025, le gouvernement avait annoncé la mise en place d’un cadre réglementaire destiné à structurer le secteur. À cette période, Pedro Oliveira Burupu, ministre équato-guinéen des Infrastructures touristiques, estimait à 2,5 millions de dollars les revenus du marché des jeux de hasard, avec un potentiel de 30 millions de dollars par an une fois le cadre pleinement déployé. Par ce cadre, la Guinée équatoriale ambitionne d’attirer davantage d’opérateurs internationaux majeurs, en misant sur des licences compétitives et sur une pénétration d’internet de 67 % selon le rapport 2025 de l’Union internationale des télécommunications (UIT).
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