L’État guinéen est parvenue à mobiliser 4 579,1 milliards de francs guinéens (GNF), soit environ 520 millions de dollars, dans le cadre d’un emprunt obligataire en monnaie locale pour lequel il ne recherchait initialement que 2 500 milliards GNF. Lancée le 25 septembre et clôturée le 23 octobre 2026, l’opération, arrangée par Afriland First Bank Guinée, affiche ainsi un taux de souscription de 183,17 %. « C’est inédit dans toute l’histoire de la Guinée indépendante, c’est révélateur de la maturité atteinte par notre écosystème financier », a réagi Guy-Laurent Fondjo, administrateur-directeur général d’Afriland First Bank Guinée, contacté par EcoMatin.
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Selon les résultats publiés par la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), les sept banques ayant participé à l'opération ont vu leurs offres intégralement retenues. En détail, Afriland First Bank Guinée arrive largement en tête avec 1 366,65 milliards GNF souscrits, soit près de 30 % du montant total. Elle devance Vista Bank Guinée (670,98 milliards GNF), la Banque pour le commerce et l'industrie (664,7 milliards), Ecobank Guinée (626,3 milliards), Orabank (500,5 milliards), Skye Bank (400 milliards) et AFG Bank Guinée (350 milliards).
Au-delà de sa participation financière, Afriland First Bank Guinée a assuré l'arrangement de cet emprunt en qualité de chef de file du syndicat de placement. La filiale du groupe bancaire camerounais fondé par Paul Kammogne Fokam confirme ainsi son poids dans le financement de l'État guinéen. Elle avait déjà accompagné les émissions obligataires de 2024 et 2025, qui avaient permis de lever respectivement 961,16 milliards et 1 814,56 milliards GNF.
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Pour attirer les souscripteurs, Conakry a proposé une rémunération annuelle de 11 %, exonérée d'impôt, sur une durée de cinq ans. Les obligations arriveront à échéance en octobre 2031. « Nous étions loin d'imaginer qu'ici, sur place, en Guinée, nous pouvions collecter en un mois une épargne qui se situe au-dessus du volume global du programme triennal souscrit auprès du FMI », relève Guy-Laurent Fondjo. Le dirigeant compare les quelque 520 millions de dollars mobilisés localement aux 310,59 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit entre 425 et 439 millions de dollars, prévus dans le programme de financement négocié avec le Fonds monétaire international.
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Le gouvernement prévoit d'affecter les fonds à des projets dans l'énergie, les infrastructures, l'éducation, l'agriculture et la santé. Aucun calendrier détaillé de décaissement ni aucune répartition des ressources entre ces secteurs n'ont cependant été précisés dans les documents consultés.












