La Guinée a lancé, le 24 novembre 2025, son cinquième appel public à l’épargne, avec l’objectif de mobiliser 1 500 milliards de francs guinéens, soit près de 150 millions d’euros (plus de 98,3 milliards FCFA), sur le marché financier domestique. Confiée à un syndicat d’arrangeurs conduit par la banque camerounaise Afriland First Bank, cette émission marque une nouvelle étape dans la volonté du gouvernement de renforcer le financement interne de son économie et de réduire sa dépendance aux ressources extérieures.
L’opération, ouverte jusqu’au 24 décembre, repose sur un emprunt obligataire d’une durée de cinq ans, assorti d’un taux annuel de 11%. Lors de la cérémonie officielle de lancement, la Banque centrale de la République de Guinée a souligné la solidité de ce véhicule d’investissement, rappelant que les précédentes émissions ont été intégralement remboursées. Pour l’institution, cette performance nourrit un climat de confiance et présage d’une participation accrue des banques et investisseurs institutionnels.
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Selon le ministère guinéen de l’Économie et des Finances, cet emprunt représente 8,2% des ressources destinées au bouclage du budget 2025. Les fonds attendus serviront à financer l’exécution des dépenses d’investissement prévues dans la Loi de finances, notamment les projets routiers, les infrastructures de transport, les établissements scolaires et sanitaires, ainsi que les équipements ruraux. « Nous allons sur le marché pour lever ce financement afin que les dépenses d’investissement inscrites dans la Loi de finances initiale — et renforcées dans la Loi de finances rectificative — puissent connaître une exécution parfaite », a indiqué le ministre Mourana Soumah dans des propos relayés par Guinée News.
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L’emprunt obligataire ainsi lancé s’intègre par ailleurs dans la “Simandou Vision 2040”, plan stratégique visant à transformer l’économie guinéenne en s’appuyant sur les revenus miniers. Articulé autour de cinq axes et de plus d’une centaine de programmes, ce cadre de développement fixe des ambitions élevées : un PIB de 151 milliards USD, un PIB par habitant de 6 000 USD et un taux de croissance démographique de 2,7% à l’horizon 2040. Le gouvernement voit dans cet emprunt obligataire un outil de stabilité financière et un moyen de soutenir l’exécution de cette trajectoire de long terme, réévaluée tous les cinq ans.










