La Banque africaine de développement a levé 1,25 milliard d'euros sur les marchés internationaux mercredi, dans le cadre d'une émission obligataire sociale à sept ans qui a établi un record historique pour l'institution : un spread de 23,6 points de base au-dessus du Bund allemand, le plus faible jamais obtenu par la BAD sur le marché euro. L'opération, co-gérée par Crédit Agricole, Goldman Sachs, JP Morgan et NatWest, marque la première sortie en euros de la banque cette année et sa première émission à sept ans dans cette devise depuis 2022.
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La demande a largement dépassé les attentes. Le carnet d'ordres a franchi les 2 milliards d'euros dès 10h10 heure de Londres, soit moins de deux heures et demie après l'ouverture des souscriptions, permettant à la BAD de resserrer le spread de deux points de base supplémentaires pour le fixer à midswaps plus 14 points de base.
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À la clôture, les ordres dépassaient 2,1 milliards d'euros pour 1,25 milliard proposé, une sursouscription qui témoigne de l'appétit persistant des investisseurs institutionnels pour la signature triple A de l'institution. Les banques centrales et institutions officielles ont constitué le gros des acheteurs avec 48% de l'allocation, devant les banques commerciales (28%) et les gestionnaires d'actifs (24%). Géographiquement, l'Europe a absorbé 81% de l'émission, le Moyen-Orient et l'Afrique 8%, l'Asie 8% et les Amériques 3%.
Cette émission porte le financement cumulé de la BAD depuis janvier à 10,1 milliards de dollars, soit 83% de son programme d'emprunt annuel bouclé avec six mois d'avance. Le format obligataire social continue de séduire, et la banque elle-même y voit la confirmation d'un positionnement stratégique assumé.
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Cette dernière émission "souligne la solide position de la Banque sur le marché et son leadership en matière d'ESG", indique l'institution dans un communiqué, ajoutant qu'elle "attire une forte demande des investisseurs tout en soutenant des projets sociaux éligibles." Pour la BAD, le message envoyé aux marchés est double : la demande pour sa dette reste structurellement solide, et son coût d'emprunt en euros n'a jamais été aussi compétitif.

