La Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des nations unies (PNUD) ont dévoilé le 23 février, un programme baptisé « initiative 10 milliards USD pour l’IA ». Le projet vise à mobiliser 10 milliards de dollars pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle en Afrique. Selon la BAD, ces ressources seront déployées pour créer jusqu’à 40 millions de nouveaux emplois à travers le continent d’ici 2035. Le projet a été annoncé lors de la table ronde du Nairobi AI Forum 2026 tenu au Kenya les 9 et 10 février derniers, où décideurs publics, investisseurs, entreprises technologiques et institutions de développement ont discuté du passage à l’échelle des écosystèmes africains de l’IA.
« L’Initiative 10 milliards de dollars pour l’IA ouvre la voie à des partenariats élargis et à des investissements soutenus qui accéléreront l’entrepreneuriat dans le domaine de l’IA, renforceront les écosystèmes de données et d’infrastructures, et soutiendront une croissance inclusive à travers le continent. », a déclaré Nicholas Williams, chef de la Division des opérations TIC du Groupe de la Banque africaine de développement. De son côté, le représentant résidant du PNUD au Kenya, Jean-Luc Stalon, a souligné le rôle central du PNUD dans la réinvention et la promotion de partenariats concrets en matière d’IA, pilotés par le secteur privé et conçus pour créer des emplois et améliorer les moyens de subsistance des communautés.
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Avec cette initiative, la BAD franchit une nouvelle étape dans son engagement à développer l’intelligence artificielle en Afrique. Selon la BAD, un déploiement inclusif de l’IA pourrait générer jusqu’à 1 000 milliards de dollars de PIB supplémentaire d’ici à 2035, soit près d’un tiers de la production économique actuelle du continent. La BAD précise dans un rapport que les gains liés à l’IA devraient se concentrer sur certains secteurs à fort impact, plutôt que d’être répartis uniformément sur l’ensemble de l’économie continentale. L’analyse a identifié cinq secteurs prioritaires : l’agriculture (20 %), le commerce de gros et de détail (14 %), l’industrie manufacturière et l’Industrie 4.0 (9 %), la finance et l’inclusion (8 %), et la santé et les sciences de la vie (7 %). Ensemble, ces secteurs devraient capter 58 % des gains totaux liés à l’IA, soit environ 580 milliards de dollars d’ici à 2035.











