Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a reçu le 03 octobre à Bangui, le président du groupe nigérian Stantech Engineering Nig. Ltd, Prince Arthur Eze Ikpechukwu, en visite officielle dans le but d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement dans le pays. À la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires, le magnat nigérian a répondu à l’invitation du chef de l’État pour jeter les bases d’un partenariat stratégique dans des secteurs jugés prioritaires pour l’économie nationale : exploration minière, hydrocarbures, agriculture, transport et valorisation des ressources naturelles. « Je suis très heureux de revenir en République centrafricaine. Les échanges que nous avons eus ont été très constructifs et je suis convaincu que les projets évoqués verront le jour dans un avenir proche », a déclaré le Prince Arthur Eze à l’issue de l’audience présidentielle.
Homme d’affaires respecté et membre de la royauté traditionnelle d’Anambra, au sud-est du Nigeria, Arthur Eze Ikpechukwu est considéré comme l’un des investisseurs les plus puissants du continent. À la tête de Stantech Engineering Nig. Ltd, une multinationale spécialisée dans l’ingénierie, l’énergie, les hydrocarbures et les infrastructures, il a contribué à la mise en œuvre de plusieurs projets d’envergure en Afrique de l’Ouest et centrale. Son groupe est notamment impliqué dans l’exploration pétrolière et gazière au Nigeria, dans la construction d’infrastructures énergétiques au Ghana et au Tchad, ainsi que dans des projets agricoles intégrés destinés à renforcer la sécurité alimentaire. Grâce à sa capacité de mobilisation de capitaux et à son réseau d’affaires international, Arthur Eze est souvent sollicité pour accompagner les pays africains dans la transformation de leurs ressources naturelles.
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L’arrivée de Stantech Engineering en République centrafricaine pourrait marquer un véritable tournant pour l’exploitation pétrolière nationale, un secteur jusque-là resté en marge de l’économie malgré un potentiel géologique considérable. En effet, plusieurs études menées depuis les années 1980 indiquent la présence de réserves d’hydrocarbures significatives dans diverses zones du pays. Les bassins sédimentaires de Doba et Doseo, situés dans le nord-est à la frontière avec le Tchad et le Soudan, sont considérés comme particulièrement prometteurs, tout comme le bassin de Bangoran dans la région de Birao et celui de Mbomou à l’est du pays. Ce dernier, qui avait suscité l’intérêt de plusieurs compagnies pétrolières internationales, devait faire l’objet d’opérations d’exploration il y a plusieurs années.
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Parmi elles, les sociétés chinoises PTAS et Petial avaient obtenu des permis d’exploitation sur le champ pétrolier de Boromata, dans la région de Vakaga, et sur certaines zones du Mbomou. Cependant, la dégradation de la situation sécuritaire dans ces régions a contraint ces entreprises à reporter, voire suspendre leurs activités, laissant ce potentiel stratégique inexploité. C’est dans ce contexte que l’arrivée de Stantech Engineering suscite beaucoup d’espoir : en s’appuyant sur l’expertise technique et la solidité financière du groupe, Bangui espère relancer la prospection et la valorisation de ses ressources en hydrocarbures, tout en renforçant les capacités locales et en créant des emplois.
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