Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Régulation des marchés : pourquoi il faut accentuer le contrôle des prix

Publiée jeudi 29 juillet 2021 à 14:34:40Modifiée vendredi 21 janvier 2022 à 10:29:41Temps de lecture 4 minPar EcoMatin

cameroun_-_produits_de_premi_1093805378_marches_bayam_sellam-696x418-696x418

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a ordonné en fin de semaine dernière la mise sous scellés de deux boutiques installées au marché central de Yaoundé et spécialisées dans la distribution du riz. Des enquêtes menées par la Brigade des contrôles de répression des fraudes de ce département ministériel ont confirmé que le premier opérateur, Socokem Sarl, vendait à 18 500 Fcfa le sac de 45,6 kilogrammes de riz d’origine thaïlandaise de 5% de brisures au lieu de 17 767 Fcfa, prix affiché sur le sac. La deuxième société, Amatur, pour sa part, vendait sans facture aux consommateurs le riz Paddy à 11 000 Fcfa le sac de 25 kilogrammes au lieu de 9750 Fcfa. Ces deux cas de fraude ne sont en réalité que l’arbre qui cache la forêt des pratiques commerciales trompeuses et illicites qui se généralisent du fait, disons-le, d’une faiblesse structurelle au niveau du contrôle des prix sur le marché. La spéculation est désormais la chose la mieux partagée chez les commerçants, au détriment des bourses faibles qui trinquent.

Lire aussi : Lutte contre la vie chère : le Mincommerce scelle deux sociétés distributrices de riz pour pratiques commerciales trompeuses

En mars 2021, l’Institut national de la statistique (INS) notait, par exemple, que l’indice des prix à la consommation finale des ménages avait progressé de 0,2% à Douala. Au vu des tendances actuelles du marché, des experts soupçonnent même que ces estimations soient minimisées. Car, pour qu’elles soient exactes, les paramètres suivants devraient avoir été pris en compte : le pouvoir d’achat, le prix à la consommation finale et la périodicité des cultures. « Est-ce que ce taux en glissement, ne fait-il référence qu’au prix sur le marché traditionnel ? Parce que la hausse de la consommation elle-même peut être due à une augmentation de la consommation dans certaines familles aisées. Et vous convenez donc, que les familles qui le sont moins, sinon pas du tout, ne peuvent partager le même avis. En plus, d’un point de vue pragmatique, lorsqu’une denrée est achetée en grande quantité, son prix de revient au détail est presque toujours plus bas que si la même denrée se vend en faible quantité », développe une économiste.

Production locale

En tout état de cause, seule une lutte sans relâche contre ces pratiques qui n’épargnent pas jusqu’aux produits du cru qui, eux-mêmes, connaissent une flambée due aux difficultés - coûts élevés du transport - à écouler la production des zones rurales réputées enclavées vers les villes, permettra de juguler la surchauffe en cours. Sur le cas particulier du riz, le ministre du Commerce a fait part il y a quelques jours, de son intention d’impliquer davantage la Mission de régulation des approvisionnements des produits de grande consommation (Mirap) dans les importations.

Lire aussi : Les résultats de la Mirap en demi-teinte

Pour différents experts et organisations de la société civile, cette option qui pourrait effectivement avoir des résultats sur le court terme s’avérera inopérante sur le moyen et le long terme, car, seule une augmentation de la production nationale est à même de jouer sur les prix sur le long terme. « Tant qu’on ne peut influencer la production, on n’a aucune force de contrôle sur les prix. Malheureusement, c’est au niveau de la production que nous sommes trop faibles. A la place d’une Mirap qui importe les denrées alimentaires, il aurait fallu une qui facilite l’obtention des semences et autres intrants aux producteurs. A défaut de jouer ce rôle, elle devient plutôt fossoyeuse de la production locale en ceci que les produits qu’elle importe concurrencent ladite production », explique l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic). En fait de production locale, le Cameroun accusait en 2020 un déficit de 436 239 tonnes de riz, pour une demande qui touchait les 576 949 tonnes, soit un gap de 436 779 tonnes.

Jean Omer Eyango

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Régulation des marchés : pourquoi il faut accentuer le contrôle des prix
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

EpremiumUsine brassicole; image d'illustrationAgro-industrieCameroun : le projet de brasserie Krieger Brewery franchit l’étape des audiences publiquesAnnoncée depuis 2023, la société brassicole portée par l’homme d’affaires Camerounais Beyongo Mukete, s’apprête à franchir l’étape environnementale avant son implantation dans le Sud-Ouest. il y a 20 heuresa688721f9038b902fba940b9ef9f243f_XLBusiness et EntreprisesMobile Money : les transactions dépassent 219 000 milliards de FCFA dans l’UEMOA, en hausse de 40%Avec plus de 16 milliards d'opérations et près de 285 millions de comptes ouverts, la monnaie électronique poursuit son expansion dans l’UEMOA.il y a 1 jourEpremiumFRANCE-MEDIAS-TELEVISION-CANAL-PLUS-HEADQUARTERSBusiness et EntreprisesLe chiffre d'affaires de Canal+ en nette hausse à fin septembre grâce à MultichoiceLes revenus des activités africaines du groupe français de télévision payante ont bondi de 37,5% à la fin des 9 premiers mois de l'année, portée par l'intégration des actifs du géant sudafricain MultiChoice. il y a 1 jourclinker 1Business et EntreprisesClinker : le Gabon lance la construction d’une usine de 1,2 tonne après 12 ans sans productionLe Gabon pose les bases pour relancer sa production locale de clinker avec afin de réduire les importations et soutenir le secteur du BTP.il y a 1 jourEpremiumAgence Diesel GabonBusiness et EntreprisesDiesel Gabon, leader des équipements industriels, réduit son capital de 1 milliard à 600 millions de FCFAFournisseur historique des industries pétrolière, minière et forestière au Gabon, Diesel Gabon vient d'engager une importante réduction de son capital social.il y a 2 joursEpremiumtradexBusiness et EntreprisesGuinée équatoriale : Tradex menacé de perdre ses réservoirs de stockage de carburantLes difficultés de Tradex en Guinée équatoriale prennent une nouvelle dimension. Moins d'une semaine après une sanction financière de 500 millions de FCFA, la filiale du groupe camerounais, présent dans le pays depuis 2015, voit désormais ses installations de stockage entrer dans le viseur du gouvernement.il y a 2 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Afriland, CCA, BGFIBank… : quelles banques ont réalisé les plus gros bénéfices au Cameroun en 2025 ?il y a 6 jours2Affaire Garoubé : la justice française maintient une saisie de 11,7 milliards FCFA contre l’État du Camerounil y a 2 jours3Tchad : le groupe ivoirien AFG en passe de prendre le contrôle de la Banque de l’Habitatil y a 2 jours4Cameroun : l’offre aérienne s’étoffe avec 21 compagnies, portée par les liaisons africainesil y a 4 jours5Cameroun : le français Camusat lève 12 milliards FCFA auprès de deux banques locales pour ses infrastructures de télécomsil y a 2 jours6Cameroun : le projet de brasserie Krieger Brewery franchit l’étape des audiences publiquesil y a 20 heures7Guinée équatoriale : TotalEnergies et Tradex écopent de 1,5 milliard FCFA d’amendesil y a 6 jours8Fitch abaisse la note souveraine du Cameroun à « B- »il y a 3 jours9CEMAC : les capitaux étrangers reculent dans les banques, les nationaux contrôlent désormais 23 établissements sur 54il y a 2 jours10Guinée équatoriale : Tradex menacé de perdre ses réservoirs de stockage de carburantil y a 2 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.