Au Gabon, le ministère des Mines et des Ressources géologiques a procédé, mi-octobre, au lancement officiel du portail numérique www.minesetgeologie.ga, un site dédié à la "transparence et à la gestion des ressources naturelles". Accessible à tous, ce portail donne désormais accès en temps réel aux informations sur les titres miniers, la cartographie nationale et les procédures administratives. Selon l’interface officiel, le pays compte à ce jour 360 permis enregistrés, dont 117 accordés et 243 en cours de traitement, soit un taux d’accord de 33 %. Le ministère présente cette plateforme comme « un outil stratégique de transparence qui centralise et rend publiques les informations essentielles relatives aux titres miniers, aux procédures d’octroi et à la gestion des permis ».
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Cette initiative s’inscrit, d’après les autorités, dans la dynamique de gouvernance prônée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transparence et de la responsabilité publique les piliers de son action économique. « Ce projet marque une étape décisive vers une plus grande accessibilité des données publiques, conformément aux standards internationaux de transparence et de redevabilité », précise un communiqué du ministère des Mines. L’initiative s’inscrit également dans les engagements du Gabon au titre de la norme ITIE, qui exige la publication régulière des données minières et la traçabilité des revenus issus des ressources naturelles.
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Le secteur minier gabonais, dominé par le manganèse, l’or, le fer et le niobium, contribue à près de 6 % du PIB national. En 2024, la production de manganèse a connu une baisse conjoncturelle de 3,3 %, s’établissant à 8,85 millions de tonnes, pour un prix moyen stabilisé autour de 168,2 dollars la tonne. Malgré ce léger repli, les perspectives demeurent solides avec la montée en puissance de sociétés telles que Comilog (Eramet Gabon), Gabon Mining Company, Ivindo Iron et la Société Équatoriale des Mines (SEM). L’État espère que la transparence accrue et la modernisation du cadre réglementaire attireront de nouveaux capitaux et favoriseront la transformation locale des ressources, une priorité affichée du gouvernement.
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