Le groupe français STAPEM Offshore renforce son ancrage au Congo. Selon les informations recueillies par EcoMatin, ce spécialiste des services maritimes et sous-marins destinés à l'industrie pétrolière a procédé à l'immatriculation d'une nouvelle succursale à Pointe-Noire, le 6 octobre 2026. Baptisée STAPEM Offshore Congo (SOCO), la structure est destinée à exercer des activités de soutien à l'extraction d'hydrocarbures, de contrôle et d'analyses techniques, ainsi que de commerce de gros non spécialisé.
L'opération a été décidée le 1er septembre par STAPEM Offshore Middle East SAS, société du groupe. La représentation de la succursale est confiée au Français Alain Gerber, représenté localement par Blanche Reine Sitou, née Nzaou Mahanga. Alain Gerber dirige STAPEM aux côtés de son frère Jean-Marc. Tous deux poursuivent le développement de ce groupe familial fondé par leur père, Jean-Pierre Gerber, et devenu un acteur des services techniques à l'industrie offshore.
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Cette formalisation donne au groupe parapétrolier un statut juridique pour développer ses prestations auprès des opérateurs pétroliers locaux. STAPEM Offshore est une société française spécialisée dans les services marins et subsea pour l’industrie offshore, principalement dans les secteurs du pétrole, du gaz et des énergies renouvelables. Elle intervient notamment dans la maintenance d’équipements, la gestion logistique et l’assistance aux installations offshore. , le groupe est déjà présent en Afrique de l’Ouest notamment en Angola, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, ainsi qu’au Moyen-Orient. Avant la succursale de Pointe-Noire, STAPEM Offshore n’avait pas de représentation en Afrique centrale. Ce qui pourrait dans une certaine mesure, faire du Congo, le point d’appui pour développer des contrats en Afrique centrale.
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Le choix du Congo s’inscrit dans un marché où les besoins de services techniques liés au pétrole restent importants. Le pays compte des installations offshore exploitées par des groupes comme TotalEnergies, Perenco et Eni. En avril 2026, le français TotalEnergies a annoncé une découverte d’hydrocarbures sur le permis Moho, dont les ressources récupérables, avec celles d’une découverte voisine, sont estimées à près de 100 millions de barils. De son côté, Perenco a annoncé en juin 2026 un programme d’investissement de plus de 2 milliards de dollars sur cinq ans au Congo, avec notamment un vaste programme de forage et un objectif de production de 100 000 barils par jour. Ces projets peuvent soutenir la demande en maintenance, en logistique maritime, en inspection sous-marine et en assistance technique.
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Cette immatriculation ne constitue toutefois pas une première arrivée au Congo. STAPEM y avait déjà développé des activités dans les années 1990, avant d'y disposer d'une succursale et d'un agrément pour des opérations sous-marines en 2014. La nouvelle structure marque ainsi une étape supplémentaire dans l'organisation de ses activités sur ce marché pétrolier.
STAPEM Offshore s'est également développé au Sénégal, où il dispose d'installations dans le port de Dakar, notamment pour accompagner les besoins de l'industrie gazière. Depuis 2018, le groupe a renforcé sa présence au Moyen-Orient, particulièrement au Qatar. Cette expansion géographique s'est accompagnée d'une diversification de ses métiers. Le groupe intervient désormais sur une large gamme de prestations, allant des études d'ingénierie aux opérations de maintenance offshore, en passant par la plongée industrielle et les inspections sous-marines. Avec sa nouvelle succursale à Pointe-Noire, STAPEM dispose d'une structure supplémentaire pour développer ces activités sur le marché congolais, au moment où plusieurs compagnies pétrolières y préparent de nouveaux investissements.









