Fitch Ratings a relevé de stable à positive la perspective de notation d’UBA Cameroun, tout en maintenant sa note de crédit à long terme à « B- ». Située dans la catégorie spéculative de l’échelle de notation, cette note indique que la banque reste capable d’honorer ses engagements financiers, malgré certaines vulnérabilités. La perspective positive laisse désormais entrevoir un possible relèvement de sa note. Annoncée le 23 octobre 2026, cette décision profite à la filiale camerounaise du groupe bancaire nigérian United Bank for Africa (UBA), dont les perspectives ont également été améliorées quelques jours plus tôt. Elle intervient alors que l’agence vient, à l’inverse, de dégrader la note souveraine du Cameroun.
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Cette amélioration trouve son origine au Nigeria, où Fitch a relevé, le 14 octobre, les perspectives de neuf banques et de deux holdings bancaires, dont UBA, après avoir pris une décision similaire concernant la dette souveraine nigériane cinq jours plus tôt. L'agence estime que les réformes économiques engagées par Abuja améliorent progressivement les perspectives de crédit du pays et de ses établissements financiers.
Le groupe nigérian dispose, selon l'agence, de solides raisons de préserver ses activités au Cameroun. "Fitch estime qu’UBA présente une forte propension à soutenir ses activités au Cameroun. Cette appréciation reflète l’attractivité et la contribution du marché camerounais à la stratégie transfrontalière d’UBA, le haut degré d’intégration de la filiale au sein du groupe et les conséquences réputationnelles d’un défaut de paiement de cette dernière".
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Pourtant, quelques jours plus tôt, l’agence américaine a abaissé la note souveraine du Cameroun de « B » à « B- ». Une décision sans conséquence immédiate sur celle d'UBA Cameroun, dont l'agence juge les risques déjà suffisamment pris en compte. Dans une précédente analyse, elle relevait notamment que 54 % des actifs de la banque étaient investis dans la dette des États de la Cemac. Le portefeuille de crédits présentait également une forte concentration : les vingt premiers emprunteurs représentaient près de 73 % des financements accordés, tandis que les secteurs pétrolier et gazier concentraient environ 40 % des crédits. Autant de vulnérabilités qui pourraient peser sur la qualité des actifs en cas de difficultés de remboursement des États ou de quelques grands clients.
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À fin 2025, UBA Cameroun représentait 6,5 % des actifs du groupe nigérian, avec un bilan en naira équivalent à plus de 1,54 milliard de dollars, dont 1,20 milliard de dépôts et 480 millions de crédits. Mais la filiale camerounaise a perdu sa place de première contributrice aux bénéfices du groupe en Afrique hors Nigeria, au profit de la Côte d’Ivoire, où le bénéfice avant impôt a plus que doublé pour atteindre près de 95 millions de dollars.











