La société ivoirienne Porteo Group, à travers sa filiale Porteo BTP, vient de remporter un contrat majeur estimé à 140 milliards de francs CFA, soit environ 240 millions de dollars, pour l’aménagement et le bitumage du tronçon routier Alembe-Mikouyi au Gabon. Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officialisé ce partenariat par la signature d’une convention le 28 juin dernier. Financé principalement par BGFIBank, ce projet vise à désenclaver plusieurs régions jusqu’alors mal desservies, tout en améliorant les connexions entre les réseaux routiers, ferroviaires et aériens.
D’après les informations récemment communiquées par le ministère gabonais des travaux Public, la mise en œuvre de cette infrastructure devrait stimuler le développement économique des zones traversées, riches en ressources agricoles et minières et pourrait générer annuellement une centaine de millions de FCFA en gains économiques, grâce à la réduction des coûts logistiques, à la création d’activités locales et à un accès facilité aux marchés.
Au-delà des frontières nationales, ce projet est également perçu comme un instrument de renforcement des échanges régionaux, notamment avec le Congo-Brazzaville et la République centrafricaine, dans un contexte où la CEMAC cherche à revitaliser l’intégration économique sous-régionale. Selon les estimations disponibles au ministère, chaque kilomètre de route bitumée permet une hausse moyenne de 2,5 % du PIB local sur une période de cinq ans.
Notons que Porteo Group, acteur reconnu dans le domaine du bâtiment et des travaux publics en Afrique subsaharienne, renforce davantage sa présence dans l’espace Cemac. Présent dans la région depuis plus de dix ans, le groupe revendique plus de 300 milliards FCFA de contrats au cours des cinq dernières années, notamment au Cameroun, en Centrafrique et au Tchad. Parmi ses réalisations notables figurent le bitumage de la route Bossangoa-Bambari en RCA, la construction de deux terminaux portuaires à Douala, ou encore la réhabilitation de plusieurs axes stratégiques dans le sud du Tchad. En 2024, son chiffre d’affaires global s’est élevé à 780 milliards FCFA, dont 420 milliards réalisés hors de Côte d’Ivoire, avec un bénéfice net de 68 milliards FCFA.








