Le 4 juillet, la Gabon Special Economic Zone (GSEZ), en sa qualité de gestionnaire national des aéroports, a signé un term sheet indicatif avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), BGFIBank Gabon et AFG Bank Cameroun. Cet accord porte sur la mobilisation d’un financement conjoint de 290 millions d’euros (soit un peu plus de 190 milliards FCFA au taux de change actuel), destinés à la construction et à l’exploitation du futur aéroport international de Libreville.
Selon les services de communication d’Afreximbank, le financement accordé sera mobilisé grâce à un modèle collaboratif et structuré en trois tranches libellées entre les 3 établissements bancaires en euros et en FCFA. « Afreximbank apportera une contribution de 100 millions d’euros, tandis que BGFIBank Gabon et AFG Bank Cameroun apporteront les 190 millions d’euros restants en équivalent XAF », peut-on lire sur le site de la Banque.
Objectif : 2 millions de passagers par an
Le nouvel aéroport en projet, viendra soutenir l’actuel aéroport international Léon Mba de Libreville dont les capacités d’accueil sont désormais jugées « insuffisantes ». Principale porte d’entrée du Gabon, cette plateforme, certifiée selon les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), est dotée d’une capacité annuelle de 1,2 million de passagers et 40 000 tonnes de fret. Pour sa part, le nouvel aéroport, une fois achevé, devrait pouvoir accueillir en moyenne 2 millions de passager et traiter jusqu’à 25 000 tonnes de fret par an grâce à un terminal de 22 500 m2 et une piste modernisée.
La future plateforme aéroportuaire, prévue pour répondre aux normes internationales, devrait permettre de doper les capacités d’accueil du Gabon, renforcer la connectivité sous-régionale et stimuler davantage le commerce extérieur. Sur ce dernier point, le pays d’Oligui Nguema affiche un dynamisme favorable avec un excédent commercial de 4 090,6 milliards FCFA en fin 2024, en progression de 3,2 % sur un an. Cette bonne tenue est portée par les exportations de secteurs clés tels que le pétrole (70%) et les produits de rentes (23,4%).








