Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Recherche en santé humaine : le gouvernement veut se doter d’un cadre juridique pour limiter les dérives médicales

Un projet de loi y relatif a été déposé mardi 29 mars 2022, à l’Assemblée nationale.

Publiée mercredi 30 mars 2022 à 18:40:23Modifiée vendredi 3 mai 2024 à 11:04:16Temps de lecture 4 minPar Paul Tjeg

national-cancer-institute-27KVI33BS_E-unsplash
Fait partie du dossier: Session Parlementaire De Mars 2022

Tout est parti d’un constat. Celui de la constance des irrégularités et des violations éthiques et déontologiques dans le cadre de la recherche en santé humaine au Cameroun, depuis la mise sur pied d’une première réglementation en 2004. Bien que celle-ci énonçait clairement l’urgence et la nécessité de protéger les droits et la dignité des participants à la recherche, il est arrivé plusieurs fois par le passé que ces principes ne soient pas respectés. Notamment, au début des années 2000, où des professionnelles du sexe ont été  soumises  à l’essai d’un traitement préventif contre le Sida en violation de la réglementation en vigueur. Plus récemment, au plus fort de la pandémie de Covid-19, le gouvernement avoue que de nombreux essais thérapeutiques «sans contrôle» ont été effectués au Cameroun, comme partout ailleurs. C’est au regard de cette conjoncture précaire que l’Etat a décidé de déposer mardi 29 mars 2022, à la chambre basse du parlement, le Projet de  loi  N02018, relatif à la recherche médicale impliquant la personne humaine au Cameroun.

Lire aussi : Parlement: une loi pour protéger le patrimoine routier en étude 

Tel qu’énoncé dans le libellé dudit projet de loi,  il « détermine les potentiels participants à la recherche que sont notamment les personnes vivantes, les personnes décédées, les groupes sociologiques, les personnes vulnérables, les personnes majeures incapables, les femmes enceintes, les embryons et les fœtus in vivo, et précise les conditions de leur enrôlement dans tout projet de recherche». Il se veut également un cadre de référence en ce qui concerne les «règles à observer dans le cadre de la recherche en santé et celles relatives aux obligations de l’investisseur et du promoteur d’un projet de recherche médicale, ainsi qu’aux sanctions applicables, en cas de manquement à leurs obligations à l’égard des participants». En plus de cela, « Il organise de manière spécifique, la mise en œuvre des essais cliniques à travers l’encadrement du suivi des essais, le choix du groupe témoin, ainsi que la détermination des conditions d’utilisation du groupe placebo». Pour finir, le Projet de  loi  relatif à la recherche médicale impliquant la personne humaine au Cameroun, va également mettre un accent particulier sur « la liberté de consentement du participant à la recherche, le droit à l’information et le consentement libre, éclairé et écrit du participant à un projet de recherche, le respect de sa vie privée et la confidentialité des données personnelles […] le respect de l’intégrité, de la dignité et de la vulnérabilité humaine etc.».

Lire aussi : Face aux députés, Gaston Eloundou Essomba n’exclut pas une persistance des coupures électriques

Le texte de loi comporte 72 articles, regroupés en 8 chapitres. Il prévoit également des sanctions administratives, financières et pénales contre l’instigateur ou le promoteur d’un projet de recherche médicale qui s'écartent  des normes édictées plus haut. «1 million à 100 millions de Fcfa pour celui qui réalise un projet de recherche sans avoir obtenu la clairance éthique et l’autorisation administrative de recherche. 50 millions à 200 millions de Fcfa, pour le promoteur qui initie une recherche médicale sans souscrire à une police d’assurance couvrant les risques éventuels etc.». Quant aux peines de prison, elles vont d’un mois de prison à la prison à perpétuité pour des motifs ayant trait à une violation des règles énumérées plus haut. En définitive, l’adoption de ce projet de loi permettra au Cameroun de disposer d’un cadre juridique sécurisant pour les populations tout en garantissant la qualité et les normes internationales applicables en matière de recherche en santé humaine.

Lire aussi : Le Cameroun veut monter en puissance dans la lutte contre la Cybercriminalité

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Session Parlementaire De Mars 2022
  • Recherche en santé humaine : le gouvernement veut se doter d’un cadre juridique pour limiter les dérives médicales
session parlementaireArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

CAMEROUN - La ville de Sangmelima, au milieu de la foret tropicalePolitiques PubliquesAgriculture : le Cameroun veut immatriculer au moins 500 000 titres fonciers d’ici 2030 Alors que moins de 1 % des communes disposent d’un plan cadastral numérisé, Yaoundé veut sécuriser les terres agricoles, dans un secteur qui revient régulièrement en tête des domaines les plus dénoncés pour corruption.il y a 1 jourDaily life in Kerawa village with Boko HaramPolitiques PubliquesLe Cameroun cherche 1 119 milliards FCFA pour relancer sa stratégie agricole après les déboires du Piisah Avec à peine 8% de financement mobilisés, le plan d’import-substitution 2024-2026 a pâti de contraintes de trésorerie mais Yaoundé vient de présenter une autre version baptisée le ''Pacte AgriConnect''. il y a 3 joursEpremiumAllocations familiales CNPSPolitiques PubliquesSécurité sociale : le Cameroun veut élargir les prestations de l'assurance volontaireLe régime destiné aux indépendants et aux travailleurs informels s’essouffle. Selon la CNPS, les nouvelles adhésions à l’assurance volontaire ont chuté de plus d’un quart en un an.il y a 3 joursYaounde VillePolitiques PubliquesCameroun : la participation du public à l’élaboration du budget de l’État s’effondre de 20 à 9 points (rapport)Le Cameroun associe de moins en moins le public à ses décisions budgétaires. Selon l’Enquête sur le Budget Ouvert 2025, le pays obtient une note de 9/100 sur cet indicateur, contre 20/100 deux ans plus tôt.il y a 4 joursEpremiumdouanesTransport et LogistiqueCameroun, Nigeria et Bénin préparent l’interconnexion de leurs systèmes douaniersCes trois pays avec l’appui d’Afreximbank, préparent un vaste chantier pour fluidifier leurs frontières, dans un contexte où le commerce intra-africain reste marginal comparé au reste du monde.il y a 4 joursEpremiumLe ministre centrafricain des Finances et du Budget XXXPolitiques PubliquesDette publique : la Centrafrique lance une nouvelle offre de rachat de 7,5 milliards FCFA après un premier essai décevantLa première tentative n'avait guère convaincu les investisseurs. Le Trésor centrafricain revient à la charge, alors que plusieurs échéances de remboursement approchent.il y a 5 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Affaire Garoubé : la justice française maintient une saisie de 11,7 milliards FCFA contre l’État du Camerounil y a 3 jours2Cameroun : le projet de brasserie Krieger Brewery franchit l’étape des audiences publiquesil y a 2 jours3Tchad : le groupe ivoirien AFG en passe de prendre le contrôle de la Banque de l’Habitatil y a 4 jours4Cameroun : l’offre aérienne s’étoffe avec 21 compagnies, portée par les liaisons africainesil y a 5 jours5Cameroun : le français Camusat lève 12 milliards FCFA auprès de deux banques locales pour ses infrastructures de télécomsil y a 4 jours6Fitch abaisse la note souveraine du Cameroun à « B- »il y a 5 jours7CEMAC : les capitaux étrangers reculent dans les banques, les nationaux contrôlent désormais 23 établissements sur 54il y a 3 jours8Abidjan, Lomé, Libreville… : Idrissa Nassa remanie les états-majors de Coris Bank en Afriqueil y a 1 jour9Congo : l’État accorde dix ans d’avantages fiscaux et douaniers aux activités de Franprix à Brazzavilleil y a 1 jour10Guinée équatoriale : Tradex menacé de perdre ses réservoirs de stockage de carburantil y a 3 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.