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Á Kribi, le Cameroun veut créer un centre pour encadrer l’activité des pilotes de navires

Le projet n’est encore qu’au niveau de l’étude, mais son intérêt a déjà obtenu l’assentiment des autorités portuaires locales (Kribi et Douala) et les acteurs logisticiens privés.

Publiée jeudi 1 juillet 2021 à 12:43:34Modifiée vendredi 3 mai 2024 à 09:43:12Temps de lecture 2 minPar EcoMatin

Selon des informations obtenues par EcoMatin, le Cameroun pourrait bientôt se doter d’un Centre Unique de pilotage. « Malgré quelques divergences apparues au sujet de la forme que devrait revêtir une telle entité », les pistes s’orientent plus vers la mise en place d’une structure indépendante, qui aura pour mission l’encadrement et le suivi des pilotes de navires.

Derrière l’encadrement recherché, il s’agit, surtout pour l’entité en étude, de pallier aux deux insuffisances majeures rencontrées dans ces métiers spécifiques. L’insuffisance de pilotes de navires dans nos ports, et le besoin de renforcement des capacités des pilotes disponibles. Ceci, dans un environnement en pleine émulation, marqué par la mise en place d’activités logistiques concédées à l’instar du remorquage, du dragage, du lamanage.

Le cas de Kribi

Le port de Kribi est un exemple palpable de ce déficit en ressources humaines qualifiées. Pour sécuriser les 40 escales en moyenne enregistrées chaque mois (461 escales sur l’ensemble de l’année 2020), la capitainerie ne dispose que de six pilotes. Ici, du fait de la nature du port, la tâche est plus complexe que celle du Port de Douala par exemple. Le Port de Kribi étant appelé à accueillir des navires de plus de 100 mètres.

En rappel, la formation d’un pilote de marine marchande dure au moins cinq ans. Le Cameroun ne dispose pour l'heure d’aucun centre de formation en la matière. Les pilotes exerçant dans notre pays sont issus des écoles ivoiriennes, ghanéennes, marocaines ou sud-africaines, pour ne citer que celles-là.

Parmi les solutions envisagées, celle de Kribi pourrai être choisie. Au cours de l’atelier de deux jours (17 et 18 juin derniers), le PAK a rappelé son option de former, avec restrictions sur certaines manœuvres ou opérations, des titulaires de brevets et assimilés. Objectif : pourvoir nos ports en ressources humaines intermédiaires, assimilables à des espèces de pilotes de catégorie inférieure. Cette option aurait donc l’avantage de réduire, tout de même, le déficit actuellement observé. D’autres pistes évoquées au cours de ces travaux, proposent la création d’un centre de certification pour pilotes et officiers de port.

Plusieurs résolutions ont sanctionné les travaux de Kribi notamment le listing de l’ensemble de compétences disponibles dans le domaine du pilotage et le recours à l’appui des compagnies maritimes privées en vue du recrutement et de la formation.

Franck KUN 

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