La conférence de presse du 8 août dernier à Yaoundé a permis au candidat de l’UNDP à la présidentielle du 12 octobre 2025, de livrer les grands axes de son programme une fois élu à la tête de l’Etat. Face aux médias, l’ancien ministre du Tourisme a donné à voir les versants économiques et politiques de son action à la tête de l’Etat si les Camerounais lui accordaient leurs suffrages au soir du 12 octobre prochain. Sur le plan économique, Bello Bouba Maïgari entend « mettre en œuvre un grand programme de redressement économique (…) qui visera à relancer la croissance économique et la transformation structurelle de l’économie ».
L’épine dorsale de son plan bâtie autour de quatre axes, est constituée de la croissance, des infrastructures, du développement du capital humain et de la gouvernance. S’agissant de la croissance, l’opposant veut atteindre une croissance à deux chiffres, portée par la création massive d’emplois. Ce qui va améliorer les conditions de vie des populations, réduire la pauvreté et les inégalités.
La réalisation des infrastructures sera centrée sur la construction de nouvelles routes et la réhabilitation du linéaire existant. Pour l’ancien ministre des Transports, ces infrastructures sont essentielles pour stimuler l’industrialisation du pays. L’accès universel à l’eau potable et à l’électricité constitue également un des points de ce volet infrastructurel.
Pour le capital humain et les services sociaux, le président de l’UNDP envisage de mobiliser d’importants moyens pour la création et la modernisation des systèmes de santé et d’éducation adaptés aux besoins du monde professionnel ainsi que dans le développement du numérique.
Le volet gouvernance de son programme implique transparence, efficacité et redevabilité de l’action publique. « Nous mènerons une lutte sans complaisance contre la corruption et les structures coûteuses et inefficaces, tout en modernisant nos institutions nécessaires pour une administration plus performante ».
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Le chiffrage de son programme à 60 000 milliards de FCFA sur la durée du septennat, un montant qui équivaut à 10 fois le budget annuel de l'État, soulève des questions sur la faisabilité et le financement. Pour le candidat, cet argent sera mobilisé selon une approche audacieuse et responsable sur des « ressources essentiellement internes ».
Si les analystes estiment que la réalisation d'un tel programme nécessiterait une mobilisation exceptionnelle de ressources et une gouvernance rigoureuse pour éviter le gaspillage et la corruption, Bello Bouba Maïgari fait valoir, pour sa part, son expérience passée au sein du gouvernement.
L'annonce de ce programme intervient dans un contexte politique mouvementé. Bello Bouba Maïgari, 78 ans, entré au gouvernement sous Paul Biya en décembre 1997, en est sorti au mois de juillet dernier après 28 ans de service dans l’alliance avec le parti au pouvoir.
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