Le cabinet britannique d’audit et conseil Ernst & Young (EY) prépare une restructuration de son réseau africain. Selon des sources fiables, le cabinet, membre du big Four, envisage de se séparer de ses bureaux de la région Afrique francophone subsaharienne dès avril 2026. Une décision qui touche exclusivement les 11 bureaux répartis dans 9 pays d’Afrique centrale et de l’Ouest notamment : le Cameroun (qui couvre également la RCA), le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Guinée, la RDC, le Sénégal et le Tchad.
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Plus précisément, EY préparerait la création de deux nouveaux pôles régionaux anglophones et/ou maghrébins, privilégiant les zones où les contextes économiques, réglementaires et technologiques sont plus avantageux. Un accord y référent aurait été signé entre les associés concernés et le siège britannique.
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Cette volonté de se dissocier des bureaux mentionnés supra, serait motivée par une ambition de recentrer ses activités sous des entités plus autonomes et lucratives, à contrario des entités locales jusqu'ici rattachées à la direction du siège international du groupe. L’objectif visé étant d’améliorer la gouvernance sur le continent, la qualité des services rendus aux clients, la conformité aux standards internationaux. En effet, avec tout juste 750 personnels, la zone Afrique francophone subsaharienne (AFSS) ne représente que 0,2% des effectifs du groupe et contribue à moins de 1% du chiffre d’affaires annuel. EY revendique un chiffre d’affaires annuel de 51,2 milliards $US pour l’exercice clos le 30 juin 2024 ; ce qui correspond, calculatrice en mains, à près de 50 millions générés par les activités du réseau AFSS.
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A noter que, cette décision de désengagement intervient un peu plus de 3 mois après le retrait de PwC Afrique Francophone Subsaharienne (PwC AFSS) des 10 pays où étaient implantées ses filiales. Même si les motivations ne sont pas les mêmes, cet évènement conforte l’idée d’une restructuration générale au sein des grands cabinets d’audit et de conseil opérant dans la région et qui cherchent à renforcer leur résilience sur un marché africain, en pleine mutation.









