elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Echos des régionsEecomembre

Exploitation illégale des forêts: cinq chefs traditionnels du Sud dans le collimateur de la justice

A Niété, dans le département de l’Océan, les Chefs et les membres des communautés des villages Edoudouma, Nkonmintom, Elon Ndjabilobé, Fenda et Nyabitandé, la Commune de Niété et les responsables du GIC DA sont accusés de complicité dans l’exploitation illégale des forêts.

Publiée lundi 26 juillet 2021 à 14:26:42Modifiée vendredi 3 mai 2024 à 09:43:12Temps de lecture 6 minPar EcoMatin

-MINFOF-ATIBT

Dans le département de l’Océan, les Chefs et les membres des communautés des villages Edoudouma, Nkonmintom, Elon Ndjabilobé, Fenda et Nyabitandé, la Commune de Niété et les responsables du GIC DA soupçonnés de complicité dans l’exploitation forestière illégale. Il ne s’agit pas d’un canular, mais des résultats d’une mission d'observation indépendante menée par l'organisation CEDLA via les procédures du Système Normalisé d'Observation Indépendante Externe (SNOIE). Le premier système d'observation indépendante certifié pour la gestion des ressources.

Les faits

Les faits remontent au 14 novembre 2020. Des alertes (dénonciations) sont enregistrées dans la plateforme Forestlink, venant des localités de Kribi, Ndjabilobé et Ebemvok, arrondissement d’Akom II, Département de l’Océan. Immédiatement, des investigations sont menées par l’organisation Centre pour le Développement Local Alternatif (CeDLA).

Lire aussi : Contrebande : le Minfof renforce la lutte contre le blanchiment du bois illégal

A l’issue des observations, quatre faits présumés illégaux sont observés. Une exploitation non autorisée dans une Forêt du Domaine National en violation des dispositions ; une exploitation en grume dans une forêt communautaire (FC) non valide et non opérationnelle, ne disposant pas de Certificat Annuel d’Exploitation ; et une exploitation dans une Vente de coupe (VC) en violation des normes techniques d’exploitation et des prescriptions du chapitre XI des Normes d’Intervention en Milieu Forestier (Lire le sommier des infractions dans l’encadré).

Complicité

La complicité des chefs traditionnelle est établie après d’autres observations. En fait, au cours de leur mission, les observateurs indépendants constatent que l’exploitation forestière présumée illégale se déroulerait en parfait accord avec les Chefs et les membres des communautés des villages Edoudouma, Nkonmintom, Elon Ndjabilobé, Fenda et Nyabitandé, la Commune de Niété et les responsables du GIC DA.

Avec la communauté du village Edoudouma, sur l’axe Kribi-Akom 2, il résulte des entretiens que : « les ex- travailleurs de la Société HEVECAM et SOCAPALM se sont reconvertis en exploitant forestier. Ils achètent des arbres sur pied auprès de villageois à des prix variables selon les essences, puis les scient en débité sur place pour alimenter les marchés de Kribi et Douala. L’enregistrement de l’équipe du chantier se passe chez le chef du village moyennant une certaine somme d’argent et de la nourriture et du vin. Pour certains ils sont tenus d’équiper les chefferies en chaise en plastique et tantes pour les cérémonies diverses », lit-on dans le rapport du SNOIE.

Lire aussi : Exploitation forestière illégale : le Gic Ziomas écope d’une amende de 2 millions de F

Dans la communauté d’Edoudouma, d’Elon et avec les membres de la communauté du village Bidou3, village où sont installés le Poste Contrôle forestier et chasse et la barrière mixte de contrôle (Gendarmerie, PCFC et Commune), « il ressort que chaque entité prélève une taxe qui s’élèverait à trente mille (30 000) franc CFA par camion de bois évacué. L’entretien avec les jeunes du village Edoudouma, a révélé que des arrangements se seraient passés entre le chef de village et l’exploitant avant l’installation du chantier ».

Avec la communauté du village Edoudouma, sur l’axe Kribi-Akom 2, on lit que : les ex- travailleurs de la Société HEVECAM et SOCAPALM se sont reconvertis en exploitant forestier. « Ils achètent des arbres sur pied auprès de villageois à des prix variables selon les essences, puis les scient en débité sur place pour alimenter les marchés de Kribi et Douala », écrit le rapport du SNOIE. Qui précise que l’enregistrement de l’équipe du chantier se passe chez le chef du village, moyennant une certaine somme d’argent et de la nourriture et du vin. Pour certains ils sont tenus d’équiper les chefferies en chaise en plastique et tantes pour les cérémonies diverses.

Justice

Au courant de la semaine du 12 au 16 juillet 2021, EcoMatin a tenté d’entrer en contact avec lesdits chefs traditionnels pour avoir leur version des faits. Mais nos démarches sont restées vaines. Ces faits de complicité graves devraient, selon le CeDLA, aboutir à la mise en examen des chefs traditionnels et des responsables communautaires cités dans l’enquête du SNOIE. Mais l’entrée en scène de la justice ne se fera qu’après l’instruction, par le Ministère des Forêts et de la Faune (Minfof), d’une mission de contrôle des opérations d’exploitation forestière menées dans les villages incriminés.

Lire aussi : Gouvernance forestière : l’Union Européenne et l’Allemagne rejettent le SIGIF 2

Les infractions présumées relevées à l’issue de la mission d’observation

A l’issue de la mission des observateurs indépendants de CeDLA, l’analyse de l’ensemble des données collectées et des faits observés sur les différents sites investigués ont permis de relever quatre faits présumés illégaux : (1) une exploitation non autorisée dans une FDN en violation des dispositions de l’article 53(1) de la loi 94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts de la faune et la pêche, réprimée par les dispositions de l’article 156(4) de la même loi et de l’article 128(6) de la loi 81/013 du 27 novembre 1981 portant régime des forêts de la faune et de la pêche, (2) une exploitation en grume dans une forêt communautaire (FC) non valide et non opérationnelle, ne disposant pas

de Certificat Annuel d’Exploitation (CAE) réprimés par les dispositions de l’article 156 de loi 94/01 du 20 janvier 1994, et (3) une exploitation dans une Vente de coupe (VC) en violation des normes techniques d’exploitation et des prescriptions du chapitre XI des Normes d’Intervention en Milieu Forestier (NIMF) réprimée simultanément par les dispositions des articles 65 de la loi 94/01 du 20 janvier 1994 et 128 de la loi 81/013 du 27 novembre 1981 et les dispositions de l’article 787(1) des NIMF.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Echos des régions
  • Exploitation illégale des forêts: cinq chefs traditionnels du Sud dans le collimateur de la justice
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Actuellement en kiosque

Les plus lus

1CEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026il y a 6 jours2Hydroélectricité : la BAD et la BDEAC s'engagent dans le projet Minkouma, estimé à 584 milliards FCFAil y a 2 jours3Gabon : l’État place une société agricole sous administration provisoire après l’échec de sa dissolutionil y a 6 jours4Cameroun : les grandes multinationales bientôt obligées d'ouvrir 20 % de leur capital à la BVMAC ?il y a 2 jours5Remaniement ministériel au Gabon : les sortants, les promus et les rescapés d'Oligui Nguemail y a 4 jours6Carburants : pourquoi la BEAC pousse les pays de la CEMAC vers la raffinerie Dangoteil y a 2 jours7Gabon : qui est Olivier Mouckocko, l'ancien cadre d'Eramet nommé ministre de l'Eau et de l'Énergie ?il y a 3 jours8Congo : le chômage frappe 40 % des jeunes actifs, le plus haut taux d'Afrique centraleil y a 6 jours9Congo : Charles-Henri Descalzi débauche chez L’Archer pour lancer Titan Capitalil y a 3 jours10​Boissons du Cameroun lance MBOA, une bière blonde au gingembre à 500 FCFAil y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.